Battue après prolongation par la Hongrie pour son entrée en lice, l’équipe de France féminine de hockey sur glace entame son Mondial D1A avec un point précieux. Dans une compétition dense où chaque détail compte, les Tricolores restent pleinement engagées dans la course à la montée.
Le ton est donné d’entrée. Pour leur premier match dans ce Mondial D1A, les joueuses de Grégory Tarlé n’ont pas été épargnées avec une confrontation face à la Hongrie, reléguée de l’élite la saison passée et portée par son public. Dans un contexte exigeant, les Bleues ont dû rapidement s’adapter à une entame sous pression, avec une défense sollicitée et une gardienne déjà mise à contribution. Menées au score en première période, les Françaises ont progressivement trouvé leur rythme. Malgré des occasions franches et un powerplay intéressant, l’efficacité a d’abord fui les Tricolores. Mais le visage affiché au retour des vestiaires a changé la dynamique.
Plus agressives, mieux organisées, elles sont revenues à hauteur grâce à une action bien construite, symbole d’un collectif qui refuse de rompre. Le scénario s’est ensuite répété. Derrière une nouvelle égalisation concédée, les Bleues ont encore su répondre, s’accrochant jusqu’au bout pour forcer une prolongation. Dans ce temps additionnel, la Hongrie a fini par faire la différence, mais sans jamais faire plier une équipe de France combative jusqu’à la dernière minute. Résultat : une défaite 3-2 après prolongation, mais un point glané qui pourrait peser lourd.
Une compétition serrée où la constance sera décisive
Dans ce groupe à six équipes, la marge d’erreur est quasi inexistante. Cinq rencontres en sept jours, des adversaires au niveau homogène et un seul ticket pour accéder à l’élite mondiale : le moindre faux pas peut coûter cher. La France en a fait l’expérience ces deux dernières années. À chaque fois proche de l’objectif, elle a échoué à quelques unités du sommet, terminant aux portes de la montée.
Cette édition 2026 s’inscrit donc dans une forme de continuité, avec la volonté de transformer ces expériences frustrantes en levier de progression. Le calendrier n’offre aucun répit. Après la Hongrie, les Bleues enchaînent face à la Norvège, également reléguée récemment. Un adversaire bien identifié, mais redoutable, notamment grâce à une gardienne capable de multiplier les arrêts décisifs et à une attaque efficace dans les moments clés. Derrière, l’Italie, la Chine et la Slovaquie compléteront le programme. Des oppositions déjà croisées ces dernières saisons, qui confirment la densité du plateau. À ce niveau, la connaissance de l’adversaire ne suffit pas : il faudra enchaîner les performances solides pour espérer inverser la hiérarchie.
Un groupe en construction qui montre du caractère
Au-delà du résultat brut, ce premier match apporte des enseignements. L’équipe de France a démontré une capacité à réagir, à s’adapter et à rester dans le match, même lorsqu’elle est menée. Un état d’esprit essentiel dans une compétition courte et intense. Le collectif tricolore s’appuie sur des joueuses capables de faire basculer une rencontre, mais aussi sur une discipline défensive qui lui permet de rester au contact. Dans les cages, la performance d’Alice Philbert a maintenu les Bleues en vie à plusieurs reprises, notamment dans les moments de supériorité adverse.
Offensivement, les opportunités ont été là. Reste désormais à gagner en réalisme pour convertir ces temps forts en avantage concret. Dans un tournoi où les écarts sont minimes, l’efficacité fera la différence. Ce premier point pris face à un adversaire direct ne garantit rien, mais il maintient la France dans la course. La suite du tournoi s’annonce déterminante, avec une nécessité claire : enchaîner sans rupture. Rendez-vous aujourd’hui 16h pour le match Norvège – France.


























