Hervé Lybohy, ancien défenseur professionnel passé notamment par le Paris FC et Nîmes Olympique, rejoint un projet cristolien qui ambitionne de retrouver le National après plusieurs saisons en N2.
Hervé, tu as connu des montées avec Amiens et le Paris FC. Selon toi, qu’est-ce qui distingue une équipe capable d’accéder à l’échelon supérieur d’une équipe qui reste bloquée en National 2 ?
Une montée, c’est avant tout une aventure humaine. Il faut un groupe, une vraie cohésion entre les joueurs, le staff et le club. Tout le monde doit avancer dans la même direction et être en adéquation avec l’objectif fixé. La différence se fait aussi dans la capacité à rester concentré sur la durée. Une saison est longue, il faut être constant et répondre présent chaque week-end.
Avec ton expérience, une montée reste-t-elle toujours un moment particulier ?
Oui, évidemment. Dans n’importe quel championnat, monter est quelque chose de très difficile. Quand vous jouez les premiers rôles, vous devenez l’équipe à battre. Tous les adversaires veulent réaliser un gros match face à vous. Il faut donc beaucoup de caractère, de la remise en question permanente et une vraie exigence au quotidien. Il ne faut jamais se relâcher.
As-tu hésité avant d’accepter le projet de Créteil ?
Non, pas vraiment. Quand on parle de Créteil, on parle d’un club qui a une histoire et une identité professionnelle. La dernière fois que j’ai affronté Créteil, c’était en Ligue 2. Ce club possède les infrastructures et le potentiel pour retrouver le monde professionnel. Mais cela demandera beaucoup de travail, de l’humilité et de la patience. Un championnat ne se gagne pas facilement.
Quel sera précisément ton rôle au sein du staff de Jérôme Artinon ?
Je serai l’un des adjoints du coach. Mon rôle sera de l’accompagner et d’aider l’équipe au quotidien. Le travail spécifique avec les défenseurs fera partie de mes missions, mais mon rôle sera plus large. L’objectif est d’apporter mon expérience au collectif.
Créteil porte un projet ambitieux. Comment transformer cette ambition en résultats sur le terrain ?
Par le travail. Notre priorité sera de structurer ce nouveau projet et de mettre les joueurs dans les meilleures conditions possibles : techniquement, tactiquement, physiquement et mentalement. Notre rôle sera d’accompagner les joueurs pour qu’ils soient performants chaque week-end.
Le club affiche forcément une ambition importante. Comment transmettre cette culture de la gagne au groupe ?
Aujourd’hui, il faut rester mesuré. On ne peut pas parler de montée alors que la saison n’a pas commencé. Notre travail sera de préparer les joueurs, de créer les meilleures conditions pour performer et de faire les comptes à la fin. Il faut avancer étape par étape.
Avec un club comme Créteil, qui possède un passé professionnel, vous serez forcément attendu chaque week-end. Comment gérer cette pression ?
Je ne pense pas qu’on sera plus attendu que d’autres équipes. D’autres clubs avec une histoire ou des ambitions sont également sous pression. Le plus important sera de garder les pieds sur terre. Le mot d’ordre sera simple : travailler, rester humble et avancer. Si on fait les choses correctement, on sera récompensés.
Votre retour en région parisienne était-il important pour vous ?
La région parisienne, c’est la maison. J’ai encore ma famille et mes proches ici, donc je suis forcément heureux de revenir. Mais ce qui m’a surtout motivé, c’est le projet sportif. J’avais envie de sortir de ma zone de confort, de découvrir autre chose que la formation et de participer à une aventure ambitieuse. Je venais aussi de vivre une belle expérience avec une montée en U19 Nationaux. Le club était satisfait de mon travail, mais j’avais envie de relever un nouveau défi.
Vous gardez forcément un regard attentif sur le football francilien, avec le PSG, le Paris FC ou encore le Red Star. Créteil doit-il retrouver cette dynamique ?
Les gens peuvent avoir leurs attentes, c’est normal. Mais de notre côté, on doit rester concentrés sur nous-mêmes. L’humilité et le travail seront les bases. Ensuite, on verra où cela nous mènera.


































