L’édito de Thomas Simart, vice-champion du monde 2010 en C1 200m

Découvrez l’édito du céiste Thomas Simart, vice-champion du monde 2010 en C1 200m.

 

Cela fait 20 ans que je pratique le canoë, en ayant toujours été licencié au club Saint-Laurent-Blangy. J’ai rencontré des problèmes de santé en 2011 qui m’ont empêché de me qualifier pour les Jeux olympiques de Londres. En revanche, j’ai pu participer aux JO de Rio en 2016 lors desquels j’ai terminé 8e. J’ai connu une nouvelle blessure en 2017, mais depuis le début de l’année 2018 mon objectif c’est clairement Tokyo 2020. En ce moment, je m’aligne sur le circuit de Coupe du monde, j’étais en Pologne fin mai, puis en Allemagne début juin. Ces courses permettent de voir le niveau international, de constater mes manques pour bien travailler après. Les premiers tickets pour les JO de Tokyo seront donnés lors des prochains championnats du monde de canoë-kayak en eaux plates du 21 au 25 août à Szeged (Hongrie).

J’ai toujours été licencié à Saint-Laurent-Blangy. Le club nous aide à partir en stage, ainsi que les partenaires qui nous suivent également. J’ai trouvé assez vite mon équilibre entre le club, ma famille et mon entreprise. J’ai la chance d’avoir une Convention d’insertion professionnelle (CIP) qui permet à mon employeur, le Département du Pas-de-Calais, de me détacher afin que je puisse m’entraîner au quotidien dans de bonnes conditions, dans un sport où nous ne sommes pas rémunérés. Je fais également partie de la Team Hauts-de-France, une équipe de sportifs suivie par la Région. En plus de nous attribuer une aide financière, elle nous met également en relation avec des entreprises pour préparer la reconversion. Même si l’on a un bagage scolaire, le sport amateur ne fait pas vivre, il est donc très important d’avoir une idée pour rebondir et ne pas être perdu à la fin de sa carrière sportive.

Par Leslie Mucret
Crédit photo : Sportsfile / Icon Sport
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