Roman Kuzminac, agent sportif comblé dans le handball

Devenir agent sportif était le rêve de Roman Kuzminac après sa licence en management du sport au STAPS de Montpellier. Il est entré dans le métier en 2016 et raconte son expérience.

 

Pourquoi avoir choisi d’exercer ce métier ?
C’est une profession que j’ai toujours voulue faire. Quand j’étais entraîneur de handball sur Montpellier, j’aimais vraiment accompagner les joueurs sur leurs différents projets sportifs, mais aussi dans leur vie quotidienne et c’est un des rôles de l’agent sportif. Nous faisons en sorte que tout se passe bien pour les athlètes et dans les clubs. Ce métier est exigeant, prend beaucoup de temps, il y a de nombreux déplacements pour rencontrer et discuter avec les joueurs, les coachs, les présidents de club. Il faut tout le temps être disponible pour les autres de jour comme de nuit, ça peut être compliqué pour certaines personnes, mais moi je me régale dans ce que je fais. Travaillant dans le handball, il faut être rigoureux et connaître parfaitement ce milieu. Après chacun est comme il est, il faut que ça colle avec les joueurs, nous devons sentir qu’on peut avancer ensemble.

 

Votre licence management du sport en STAPS vous a-t-elle aidé ?
Dans mon métier, la licence n’a pas été utile car j’ai fait une formation d’agent sportif où il y avait beaucoup de droit et lors de mon cursus ce n’était pas une matière enseignée. Par contre, la faculté m’a beaucoup aidé au niveau du handball, j’avais un professeur qui m’a donné une certaine vision de ce sport et m’a permis de progresser.

 

Pourquoi travaillez-vous avec la société ChampSport ?
C’est une grande boîte qui bosse dans le handball féminin et nous sommes sur la même longueur d’onde. Cela me permet de mettre un pied dans une grande société, de rencontrer des joueurs et des joueuses, d’être plus performant et d’avoir plus de notoriété. Je garde quand même une certaine indépendance.

 

Y-a-t-il des différences entre être agent sportif dans le handball féminin et le handball masculin ?
Je travaille dans les deux milieux, car c’est important pour moi et je trouve qu’il n’y a pas vraiment de différences. Le quotidien est le même dans les deux catégories.

 

Pourra-t-on voir une évolution dans le handball féminin dans les années à venir ?
Oui ! L’image du handball féminin s’améliore. En France, on a un championnat qui commence à se faire connaître, qui augmente en notoriété. C’est bien que la popularité de ce sport se développe doucement, cela nous permet de faire les choses correctement, ce qui n’est pas possible si tout arrive d’un seul coup. Le handball féminin est en pleine ascension et c’est très positif pour les années à venir. Par ailleurs, dans le domaine masculin aussi il y a eu des difficultés et il y en a toujours, mais nous commençons à avoir une bonne image du sport.

 

Que pensez-vous du désengagement de beIN sport dans le handball féminin ?
J’ai été déçu de voir que beIN sport n’a pas renouvelé la diffusion. Même si pour l’instant le handball féminin touche une minorité de personnes, c’est en train d’évoluer. Comme je l’ai dit il y a une évolution positive dans cette discipline et je trouve dommage que la chaîne ait décidé de stopper la diffusion maintenant. D’après moi, elle aurait pu attendre quelques années et laisser un peu plus de temps au développement de ce sport. Je trouve bien que la chaîne Sport en France prenne le relais pour diffuser le championnat car il y a des gens qui le suivent au quotidien.

Propos recueillis par Jade Delattre-Buisset
Crédit photo : Roman Kuzminac
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