Au terme d’un combat intense, l’équipe de France a fini par s’incliner face au Danemark (29-32), jeudi soir à Herning, lors de son entrée dans le tour principal de l’Euro. Longtemps devant, parfois dominatrice, la sélection tricolore a vu le scénario lui échapper dans les dernières minutes.
Dans l’enceinte bouillante de la Jyske Bank Boxen, pleine à craquer, la France savait à quoi s’attendre. Face à un Danemark quadruple champion du monde, porté par son public, le défi s’annonçait immense. Et pourtant, ce sont bien les Bleus qui ont imposé leur tempo dans les trente premières minutes. Portée par une défense compacte et disciplinée, la sélection de Guillaume Gille a longtemps contenu les assauts danois.
Malgré quelques ballons perdus, la France a su faire preuve de patience et d’engagement, trouvant régulièrement des solutions en attaque placée. Dans un match où chaque détail comptait, les Tricolores ont su répondre présents dans les moments clés, résistant aux tentatives de retour danoises. À la pause, l’écart restait minime (12-11), mais le sentiment dominant était clair : la France avait tenu tête, voire pris l’ascendant, sur l’une des références mondiales de la discipline.
Le Danemark hausse le ton après la pause
Au retour des vestiaires, le visage du match a progressivement changé. Si les Bleus ont continué à répondre coup pour coup, le Danemark a peu à peu accéléré, trouvant davantage de fluidité dans son jeu. Mathias Gidsel, élu en 2023 et en 2024 meilleur joueur du monde, discret en première période, a commencé à peser bien plus lourd, profitant des espaces laissés par une défense française légèrement moins compacte.
Malgré les fulgurances d’Aymeric Minne, particulièrement inspiré dans la conduite du jeu, les Danois ont réussi à inverser la dynamique. Chaque possession est devenue un bras de fer, chaque tir une potentielle bascule. Les Français sont parvenus à reprendre l’avantage à l’approche du dernier quart d’heure, preuve de leur solidité mentale, mais sans jamais parvenir à creuser un écart décisif.
Porté par son public, le Danemark a alors mieux négocié les moments chauds. Quelques pertes de balle, deux ou trois situations mal gérées, et le rapport de force a fini par pencher du côté des Scandinaves.
Une défaite frustrante, mais encore pleine d’enseignements
Dans le money-time, les Bleus ont tout tenté. Revenus à un but à plusieurs reprises, ils n’ont toutefois jamais réussi à repasser devant. Les Danois ont su faire la différence dans les dernières minutes pour s’imposer 32-29. Au-delà du résultat, cette rencontre laisse entrevoir des motifs d’espoir. La France a rivalisé avec l’un des grands favoris de la compétition, affichant un niveau de jeu et une intensité compatibles avec les ambitions affichées. Mais comptablement, la situation se complique : pour espérer une place en demi-finales, les Bleus devront désormais enchaîner les victoires, à commencer dès samedi face au Portugal.




















