Le jazz, toujours vivant et apprécié des danseurs amateurs

Le Championnat de France de jazz a eu lieu le week-end dernier à l’Opéra-Théâtre Metz Métropole. L’occasion pour Dominique Avril, vice-présidente à la FFDanse, de revenir sur la situation de cette discipline en France.

 

Comment jugez-vous ce Championnat de France de jazz 2020 qui a eu lieu le week-end dernier à l’Opéra-Théâtre Metz Métropole ?
Nous avons connu une très bonne édition, deux grosses journées de jazz. Huit régions, suite à des championnats sur leur territoire, et une cinquantaine d’écoles étaient représentées. Les 371 danseurs présents ont concouru dans les catégories juvéniles 1, à partir de 8 ans, et 2, juniors 1 et 2, youth et adultes. Ils se sont exprimés, en soliste, duo ou groupes, sur des variations imposées choisies par Magali Cazzolino, directrice du Conservatoire de musique et danse Pablo-Picasso à Martigues. Les danseurs youth et adultes avaient aussi une partie libre à exécuter devant le jury de professionnels, Magali Cazzolino, en tant que présidente, Anne-Marie Porras, Daisy Miotello, Alain Gruttadauria et Bruce Taylor, tous danseurs et chorégraphes reconnus. Le niveau était plutôt bon, avec un petit bémol sur les variations juniors moins respectés. Noëmie Dalphin en youth et le groupe adulte « Le lac des pintades… ou pas », représentants du Conservatoire Maurice-Ravel de Clichy-sous-Bois, ont été les coups de cœur du jury.

 

Pourquoi la Fédération Française de Danse a-t-elle choisi Metz pour recevoir cette édition 2020 ?
Nous faisons tourner ce Championnat en France dans des salles qui peuvent offrir les bonnes conditions techniques. Cela donne aussi l’occasion de dynamiser nos comités départementaux ou régionaux en leur confiant l’organisation de cet événement. Ce sont leurs bénévoles qui portent la logistique de la compétition, tandis que la Fédération s’occupe de toute la partie jugement. La pratique du jazz est pas mal développée en Moselle et nous avons été accueillis par une bonne équipe du comité départemental, dans une belle salle à l’Opéra-Théâtre Metz Métropole.

 

 

Qu’apporte un titre national à la carrière d’un danseur de jazz ?
Le titre de champion de France est la finalité, il n’y a actuellement pas d’ouverture internationale ensuite, mais nous y travaillons. Les danseurs passent des auditions pour après travailler dans des compagnies ou pour passer l’examen d’aptitude technique, premier pas vers le diplôme d’État. Un titre de champion de France place dans une meilleure position pour entrer dans une école, dans un centre de formation ou présenter des auditions pour entrer en compagnie. C’est une première marche vers le niveau professionnel.

 

Quelle est la situation du jazz au niveau national ?
En France, le jazz est une pratique en amateur d’un bon niveau. Cette discipline est pas mal dispensée en loisirs dans les écoles. En revanche, la pratique professionnelle connaît plus de difficultés car le jazz est n’est pas beaucoup programmé.

 

Comment la Fédération française peut changer cette tendance ?
Nous essayons dans notre mesure de représenter le jazz amateur, même si nous n’avons pas la main sur les programmes des compagnies car nous n’avons pas de pouvoir sur la programmation des théâtres. Dans le prolongement de ce championnat et à la demande des enseignants, un stage de composition chorégraphique aura lieu à Montpellier du 17 au 19 octobre. La Fédération organise également « les 24 h du jazz » fin novembre – début décembre à Martigues, pour donner de la visibilité aux chorégraphes professionnels pendant deux jours.

 

Les podiums en Juvéniles 1 :
  1. Lya Gaudin (Ile de France)
  2. Romaine Le Garrec (Bretagne)
  3. Joséphine Loubaresse (Pays de la Loire)
Les podiums en Juvéniles 2 :
  1. Fanta Bamba (Ile de France)
  2. Emma Kerbrat (Ile de France)
  3. Nawel Kouache (Normandie)
Les podiums en Juniors 1 :
  1. Tracy Nguyen (Provence-Alpes-Côte d’Azur) avec les félicitations du jury
  2. Louann Carval (Bretagne)
  3. Emmy Chambre (Ile de France)
Les podiums en Juniors 2 :
  1. Justine Marty (Grand Est)
  2. Elisa Lahery (Grand Est)
  3. Elisa Godefroy (Grand Est)
Les podiums en youth :
  1. Mélissa Gautherin-Rossi (Grand Est)
  2. Cléa Chanton (Occitanie)
  3. Noémie Dalphin (Ile de France)
Les podiums en adultes :
  1. Léa Castagnetti (Ile de France)
  2. Léa Fery (Grand Est)
  3. Floriane Brandet (Pays de la Loire)
Propos recueillis par Leslie Mucret
Crédit photo : Marc Gremillon
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