Lundi 20 juillet, à 19h30, Géraldine Dériol franchissait la ligne d’arrivée aux Invalides, entourée de ses proches venus l’acclamer. La réserviste burgienne, mère d’une famille nombreuse et amatrice de défis extrêmes, venait de boucler l’Enduro’Sol, un triathlon géant de plus de 900 km reliant Bourg-en-Bresse à la capitale. Un défi entièrement pensé au profit des blessés de l’armée.
Un départ de Bourg-en-Bresse, sur les jambes
Le défi a démarré le vendredi 17 juillet, directement depuis le Keepcool de Bourg-en-Bresse, sa salle de sport habituelle. Une vingtaine de proches s’étaient réunis pour l’occasion. Parmi eux, le directeur de la salle, des habitués, ses collègues, ses amis, ainsi que Fabrice Canet, adjoint délégué aux sports de la municipalité. Géraldine s’attaque d’abord à 104 km de course à pied, sur un tracé qu’elle qualifie elle-même de fabuleux, imaginé spécialement par son fils. Elle enchaîne ensuite avec une portion nage et paddle dans le lac du Bourget, initialement prévue sur 20 km, finalement ramenée à 17 km au vu de la fatigue accumulée. « J’avais les jambes en feu et beaucoup de vertiges », confie-t-elle.
Une pause courte avant de repartir sur le vélo
Le samedi soir, place enfin au repos, après une première nuit blanche passée entièrement dans l’eau. Mais c’est un repos minuté, loin d’être suffisant au regard de l’effort déjà fourni. « J’ai dormi cinq heures, puis je suis repartie », raconte-t-elle. Sur le vélo, elle attaque le col du Chat, avant de devoir s’arrêter d’épuisement le dimanche soir, à bout de forces. « Heureusement que les bénévoles étaient là », souligne-t-elle. Pour tenir les délais et rallier Paris à temps, une centaine de kilomètres ont finalement été parcourus en véhicule. Elle cumule tout de même 573 km à vélo, sur les 673 initialement prévus, avant l’arrivée aux Invalides le lundi soir, sous les applaudissements. Un défi solidaire qui n’est pas sans rappeler l’esprit du Triathlon des Roses, un autre triathlon caritatif organisé chaque année en Île-de-France.
Au sortir de cette aventure éprouvante, Géraldine Dériol garde surtout en tête la solidarité qui l’a portée jusqu’au bout. « Je veux remercier mes entraîneurs, qui m’ont très bien préparée, et tous les bénévoles sans qui je n’aurais jamais réalisé ce défi », glisse-t-elle, prise d’émotions.
























