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Tradition : les courses camarguaises, une vraie identité culturelle

FFCC
Depuis le deuxième week-end de mars, les courses camarguaises reviennent dans les villages du Gard et de l’Hérault. L’homme face au taureau, une discipline reconnue en plus d’une véritable tradition.

 
La Camargue et les taureaux, c’est une longue histoire d’amour… Elle est encore présente sous de multiples formes dont les courses camarguaises, qui ont lieu dans le Gard et l’Hérault, mais aussi dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, entre mars et novembre. Voici le principe : un raseteur, vêtu de blanc, fait face à un taureau de Camargue dans une arène et doit lui retirer les attributs attachés aux cornes.

Des années 1700 à nos jours

« Ce sport taurin existe depuis les années 1700 », raconte Frédéric Niguet, vice-président de la Fédération française de la course camarguaise. « Au départ, c’était des jeux pour que les employés agricoles pensent à autre chose le dimanche. Puis, ces courses se sont effectuées sur les places principales des villages et avec le temps on a construit des arènes en dur pour accueillir ces manifestations. » Au fil des siècles, les courses camarguaises ont évolué et se sont règlementées pour devenir une pratique reconnue par le ministère des Sports depuis 1975. « La Fédération forme les raseteurs, les arbitres et les délégués de courses », décrit Frédéric Niguet. « La tradition est toujours présente à travers les costumes et les rituels avant et pendant la course. » Les taureaux de Camargue, en robe noire, sont élevés dans des manades. « Il en existe 120 à 130 sur les quatre départements », relève le vice-président de la fédération.

Toute une formation

Environ 600 des 850 courses officielles au calendrier se déroulent dans le Gard et l’Hérault. Dans les premières années des courses camarguaises, tout le monde pouvait y participer. Désormais, il faut être un raseteur amateur, semi-pro ou professionnel pour descendre dans l’arène et faire face au taureau. Un titre de champion de France récompense celui qui gagne le plus de points sur les différentes courses. Il est possible d’entrer à l’école de raseteurs à partir de 12 ans jusqu’à avoir le niveau requis. D’abord, le nouveau formé concoure lors de courses de ligue pendant deux ans pour gagner de l’expérience, puis il peut s’aligner sur les courses d’avenir avant d’enfin accéder au sommet, les courses aux As. « C’est une vraie formation », insiste Frédéric Niguet.

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Par Leslie Mucret

 

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