Du 1er au 5 février 2026, Konya, en Turquie, accueillera les Championnats d’Europe UEC de cyclisme sur piste. Un rendez-vous attendu, à la fois point de reprise pour les Bleus et première balise visible du nouveau cycle menant aux Jeux de Los Angeles 2028. Entre cadres olympiens et nouvelles forces montantes, l’équipe de France aborde cette échéance avec ambition mesurée et curiosité assumée.
Loin d’un simple championnat continental de début de saison, les Championnats d’Europe UEC de cyclisme sur piste 2026 marquent un moment charnière. Après l’intensité olympique vécue à Paris, le peloton tricolore retrouve l’arène européenne avec un objectif clair : relancer la machine collective avant l’ouverture officielle de la qualification olympique.
La piste turque servira de terrain d’observation autant que de laboratoire, alors que l’horizon s’étend déjà vers les Super Championnats du monde 2027 en Haute-Savoie puis Los Angeles. La vie des pistards s’est poursuivie après 2024, souvent loin des vélodromes, happée par les calendriers routiers et professionnels. Konya sonne comme un rappel : la piste reprend ses droits, avec ses codes, ses automatismes et ses exigences propres. Pas encore un sommet de pression, mais déjà un révélateur de dynamiques.
Endurance : entre expérience et fraîcheur
Côté endurance, le groupe se présente comme un assemblage équilibré. D’un côté, des références internationales, pour beaucoup auréolées d’un vécu olympique, qui retrouvent progressivement le parquet. Benjamin Thomas, champion olympique de l’Omnium, symbolise cette reprise. À ses côtés, Donavan Grondin et Valentin Tabellion renouent eux aussi avec l’exercice. En parallèle, la relève pousse avec assurance. Oscar Nilsson-Jullien, Ellande Laronde ou Mathieu Dupé ont déjà goûté au niveau international. Chez les femmes,
Clara Copponi et Valentine Fortin s’apprêtent à retrouver des sensations spécifiques après une longue parenthèse. Mélanie Dupin arrive lancée après un hiver très abouti, tandis qu’Ilona Rouat s’apprête à découvrir ce niveau, dans ce qui ressemble à un baptême du feu aussi exigeant que formateur. Victoire Berteau figure aussi sur la liste. Cette reprise tardive ne suscite pas d’inquiétude majeure. Le manque de volume spécifique pourrait se faire sentir dans les épreuves les plus collectives, mais l’expérience accumulée reste un atout solide, notamment dans les courses de peloton où lecture de course et placement font souvent la différence.
Sprint : une reprise sans urgence, mais avec des repères
Le secteur du sprint aborde ces championnats d’Europe dans un état d’esprit proche, mais avec des contraintes différentes. Moins exposés à la compétition sur route, les sprinteurs disposent de repères plus fragmentés sur leur état de forme. Les cadres restent toutefois bien identifiés, autour de figures installées et d’éléments habitués aux joutes continentales (Mathilde Gros, Taky Marie-Divine Kouamé, Tom Derache, Timmy Gillion et Rayan Helal). À leurs côtés, les nouveaux intégrés, Marie-Louisa Drouode et Étienne Oliviero, viennent chercher du temps de piste et des automatismes au plus haut niveau.
À Konya, l’équipe de France ne jouera pas sa saison. Elle posera les premières pierres. Sans pression excessive, mais avec l’exigence propre à un championnat d’Europe, ce rendez-vous turc doit permettre de jauger les forces, d’identifier les axes de travail et de lancer, enfin, la trajectoire vers 2028.




















