Beaucaire Futsal à une victoire du rêve…

En s’imposant (8-5) samedi dernier face à Kingersheim, Beaucaire Futsal a fait un très grand pas vers la montée en D1. Une délivrance pour Benjamin Duchêne et ses coéquipiers après plusieurs mois de compétition…

 

Benjamin Duchêne, comment abordiez-vous ce choc de D2 face à votre dauphin ?

On a eu deux semaines pour préparer cette rencontre que l’on savait essentielle. En battant Kingersheim, on prenait quatre points d’avance et donc une option pour la montée. En cas de défaite, on savait que nous n’étions plus maîtres de notre destin.

Cette finale pour la montée a été très serrée…

Totalement, c’était un match assez difficile. Comme d’habitude, on a très mal démarré la rencontre en concédant l’ouverture du score. Après, on a réussi à revenir au fil des minutes. C’était vraiment équilibré, il y avait 4-4 à quelques minutes de la fin. Quand on a réussi à prendre l’avantage, Kingersheim a fait le power-play, ce qui nous a permis de faire la différence dans les dernières minutes.

Cette montée, si elle était confirmée d’ici la fin de saison, serait une belle récompense pour le club…

Oui, c’est clair. Nous sommes en D2 depuis déjà quatre ans, on a toujours joué le maintien jusque dans les dernières journées. On a même été repêché grâce à l’abandon de Cannes la Bocca. Cette année, le président a mis les moyens pour faire venir quelques joueurs. Avec la base déjà présente depuis des années et les quelques arrivées de qualité, on savait que l’on pouvait faire quelque chose cette saison. D’autant qu’il n’y avait pas de grosses écuries comme ça a pu être le cas dans le passé avec MMF par exemple.

Justement, vous aurez l’occasion de rejoindre MMF (en cas de maintien en D1) la saison prochaine. Avoir deux clubs voisins dans l’élite est une bonne nouvelle pour le futsal languedocien ?

C’est forcément positif. Le futsal de haut niveau se cantonnait jusqu’à présent en région parisienne et dans le Nord où une vraie culture de la discipline existe depuis pas mal de temps. Cette culture était moins présente dans nos régions, même si les choses commencent à bouger. Maintenant, il y a Montpellier, Toulon, Toulouse ou encore Bastia qui sont au plus haut niveau. J’espère que l’on sera là dans les prochains mois !

Désormais, il faut absolument finir le travail…

Exactement, si on perd les deux prochains matchs, on aura gâché toute une année de travail. Il faut absolument gagner au moins un match. Ce ne sera pas simple, on le sait. On devra bien négocier cette rencontre face à Vénissieux, d’autant que l’on avait perdu à l’aller. On va vraiment tout faire pour ne pas aller à Paris avec la pression sur les épaules. On n’a pas le droit de ne pas le faire, c’est interdit et on en a tous conscience.

Un dernier mot sur votre situation personnelle. En tant que capitaine de l’équipe, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Comme j’ai dit, on galère depuis des années à jouer le maintien. Donc se battre pour la montée et être tout près de l’atteindre, ce n’est que du bonheur. En plus, à titre personnel, je vais avoir 30 ans, je sais que je ne vais pas jouer encore dix ans. Donc découvrir le très haut niveau et se mesurer aux grosses écuries françaises, c’est vraiment top.

La rédaction

 

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