Du 10 au 16 août 2026, le stade Alexander Stadium de Birmingham accueille les Championnats d’Europe d’athlétisme. Pour ce rendez-vous majeur du calendrier estival, la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) a fait le choix d’une sélection resserrée mais hautement compétitive de 80 athlètes (45 hommes et 35 femmes).
Les tenants du titre au rendez-vous de la confirmation
Les Bleus abordent ces Championnats d’Europe avec trois champions sortants bien décidés à conserver leur couronne européenne :
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Gabriel Tual (800 m) : Patron du double tour de piste hexagonal et désormais référence mondiale de la discipline, le Girondin arrive en Angleterre dans le costume du grand favori. Sa capacité à imposer son rythme et son sang-froid dans les emballages finaux en font une arme redoutable.
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Alice Finot (3 000 m steeple) : Récente finaliste olympique et patronne incontestée de la discipline sur le plan européen, elle visera un doublé historique. Sa maîtrise tactique et son finish dévastateur restent ses plus grands atouts face à la concurrence nordique et britannique.
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Alexis Miellet (3 000 m steeple) : Titré à la surprise générale il y a deux ans, le Dijonnais s’est définitivement installé parmi les spécialistes du steeple. Accompagné d’un collectif tricolore dense (dont Nicolas-Marie Daru et Baptiste Fourmont), il possède toutes les cartes pour prétendre à nouveau au podium.
Le demi-fond et le fond : le réservoir majeur de médailles
Si la France s’est affirmée comme une grande nation du demi-fond ces dernières saisons, c’est grâce à une profondeur de banc exceptionnelle :
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Jimmy Gressier (5 000 m / 10 000 m) : Après des prestations éblouissantes au plus haut niveau mondial, le Nordiste aborde l’échéance de Birmingham avec des ambitions dorées. Aligné sur les épreuves de fond, sa polyvalence et sa hargne en font l’un des leaders naturels de cette sélection.
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Agathe Guillemot (1 500 m) : La Bretonne a franchi un cap athlétique majeur, approchant le podium lors des Mondiaux en salle au début du printemps. Sur le mile européen, son tranchant dans les 200 derniers mètres représente une chance très sérieuse de médaille.
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Le contingent du 800 m féminin : Avec Rénelle Lamote, Anaïs Bourgoin et Clara Liberman, le clan tricolore possède un tir groupé impressionnant. L’expérience des grands rendez-vous de Lamote alliée à la montée en puissance de Bourgoin offrent des garanties solides pour voir au moins une Française sur la boîte.
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Azeddine Habz (1 500 m) : Malgré des championnats nationaux contrastés, le Francilien détient des chronos de niveau international cette saison. S’il parvient à négocier les pièges tactiques des séries et des demi-finales, le podium lui tend les bras.
Haies, concours et épreuves combinées : de solides cartouches
La réussite de l’équipe de France ne se résumera pas aux seules courses de demi-fond. Plusieurs têtes d’affiche s’avancent avec d’immenses prétentions dans leurs concours respectifs :
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Saut à la perche : Thibaut Collet mène un groupe masculin ambitieux. Chez les femmes, le concours sera marqué par le retour très attendu de Margot Chevrier après sa grave blessure à la cheville, aux côtés de Marie-Julie Bonnin et Bérénice Petit.
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Sauts : En saut en longueur, Hilary Kpatcha affiche une régularité impressionnante au-delà des 6,70 m, tandis qu’Erwan Konaté chez les hommes et Ilionis Guillaume au triple saut possèdent le potentiel pour créer la surprise.
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Haies : Louise Maraval sur 400 m haies continue sa progression linéaire et s’affirme comme une prétendante légitime au podium continental. Sur 110 m haies, Just Kwaou-Mathey reste un spécialiste redoutable du franchissement.
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Lancers et épreuves combinées : Yann Chaussinand (marteau) et Rose Loga (marteau) font partie des lanceurs capables de battre leurs records au bon moment. L’inoxydable Mélina Robert-Michon (disque) apportera son expérience inégalée, tandis que Makenson Gletty briguera un podium au décathlon grâce à sa polyvalence.
Un objectif de régularité pour le clan tricolore
Après les 16 médailles récoltées lors de l’édition 2024 à Rome, la sélection tricolore aborde ce rendez-vous britannique avec une stratégie ciblée. Moins représentée en nombre pur sur certaines épreuves de sprint court, la France s’appuie sur une densité de haut niveau sur les distances intermédiaires, les haies et les concours techniques.
La capacité à concrétiser les qualifications en finale et à transformer ces présences parmi les huit meilleurs en podiums déterminera le bilan comptable final à Birmingham. Réponse dès le 10 août sur la piste de l’Alexander Stadium.




















