En moins de dix jours, l’équipe de France féminine a mené à bien sa mission. Portées par leur public à l’Astroballe, les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont assuré l’essentiel : décrocher leur qualification pour la Coupe du Monde 2026, au terme d’un tournoi dense et exigeant.
Cinq rencontres en sept jours, un objectif clair et une pression maîtrisée. Dans une salle (l’Astroballe à Villeurbanne) acquise à leur cause, les Bleues ont rapidement pris la mesure de l’événement. Entre retours attendus, montée en puissance collective et gestion des imprévus, ce tournoi de qualification à la Cpupe du Monde 2026 a dessiné les contours d’un groupe capable de répondre présent.
Un départ maîtrisé pour prendre le contrôle
Dès leur entrée en lice face aux Philippines, les Françaises ont imposé un écart significatif. Supérieures dans tous les aspects du jeu, elles ont rapidement creusé l’écart pour s’offrir un premier succès net (115-66). Une rencontre marquée notamment par un geste historique de Dominique Malonga, avec le premier dunk réalisé sous le maillot tricolore. Le lendemain, face à la Colombie, le scénario s’est répété.
Pression défensive, intensité dès l’entame et efficacité offensive : la France a rapidement pris le large pour s’imposer largement (88-48). Deux victoires en deux matchs qui ont permis de poser les bases d’un parcours maîtrisé et de se rapprocher de l’objectif. Dans ce début de tournoi, les retours de joueuses expérimentées comme Marine Johannes ou Alexia Chery ont apporté de la stabilité, tandis que Janelle Salaün s’est affirmée comme une référence offensive.
Une qualification acquise et un test face à l’adversité
Avant même d’affronter l’Allemagne, les résultats des autres rencontres ont officialisé la qualification tricolore. Un scénario favorable qui n’a pas freiné l’ambition des Bleues, déterminées à confirmer leur statut devant leur public. Face à un adversaire plus dense, la France a livré une prestation solide pour s’imposer (85-63) et prolonger sa dynamique. Une victoire construite avec sérieux, dans une rencontre qui offrait un premier véritable test dans ce tournoi. Mais le défi le plus accroché est intervenu face au Nigéria.
Après une première mi-temps maîtrisée, les Françaises ont dû faire face au retour de leur adversaire. Bousculées dans l’impact et au rebond, elles ont su répondre dans les moments clés pour préserver leur avance et s’imposer (93-86). Une rencontre révélatrice de leur capacité à gérer les temps faibles. Dans le même temps, le groupe a dû composer avec l’absence de Dominique Malonga, touchée à la tête et contrainte de déclarer forfait pour la suite de la compétition.
Une fin de tournoi en gestion malgré les absences
Déjà qualifiées, les Bleues ont abordé leur dernier match face à la Corée avec un effectif réduit. Privées de trois cadres, elles ont dû trouver d’autres solutions pour conclure leur tournoi. Malgré un début de match accroché, la France a progressivement pris le dessus pour s’imposer nettement (89-62). Marine Johannes s’est illustrée en égalant son record en sélection. Au-delà des résultats, ce tournoi aura permis de retrouver une connexion avec le public français, dans la continuité de l’élan observé lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Les Bleues concluent leur tournoi de qualification sur un sans-faute (5 victoires en 5 matchs) et donnent rendez-vous du 4 au 13 septembre à Berlin pour la Coupe du monde.



























