Simon Desthieux : « D’abord bien attaquer la saison »

Après un hiver dernier très réussi, Simon Desthieux espère s’installer une fois de plus parmi les tous meilleurs biathlètes de la saison, que ce soir lors de la Coupe du monde ou pendant les Mondiaux.

 

Simon, comment s’est passée la préparation ?
On a bien bossé jusque-là, après, l’été, ça se passe souvent bien. C’est une longue préparation, on enchaîne différents cycles, mais on est un peu en aveugle de notre niveau. On peut toujours se confronter à l’équipe, qui est forte, mais on est un peu dans l’attente des premières vraies courses pour savoir où on en est.

 

L’hiver dernier, vous étiez très rapide sur les skis. Avez-vous mis l’accent sur le tir cet été ?
Le tir, c’est ultra fin. On le travaille un peu plus chaque année, mais j’ai gardé les mêmes choses dans ma préparation. Je suis un bon tireur à l’entraînement, il me manque une petite balle de temps en temps sur les courses. Mais, globalement, il n’y a pas de problème. Il faut juste arriver à bien tirer le jour J.

 

 

« Il suffit d’une grippe… »

 

Sentez-vous que le regard sur Quentin Fillon-Maillet et vous a changé depuis les performances de l’an dernier ?
Pas forcément, je ne pense pas que ça a changé grand-chose. Ça fait deux ans qu’on est sur de belles places au général avec Quentin. Dans notre quotidien, on ne s’en rend pas compte, on ne sait pas, on ne voit pas tout ça. Dans notre équipe, on a tellement de bons athlètes cachés derrière Martin (Fourcade), que ça ne se voit pas.

 

Quel sera votre objectif cette année ?
Cette saison, viser un podium au général, ce serait confirmer ma saison dernière. Après, le général, on en parle uniquement en fin de saison, parce qu’il y a tellement de choses qui peuvent arriver. Il suffit d’une grippe ou d’une fièvre en pleine saison et le général, on peut l’oublier. L’important, c’est d’abord de bien attaquer la saison, avec plusieurs podiums avant les Mondiaux pour y arriver avec de la confiance. Sur les Mondiaux, une médaille en Individuel et une médaille par équipes, ce serait l’idéal.

 

Est-ce facile d’avoir beaucoup de Français parmi vos adversaires ?
On a bien d’autres concurrents que les Français. L’équipe est très dense et c’est une grande force plus qu’autre chose. C’est l’avantage du biathlon, ce ne sont jamais les mêmes qui sont devant. Un coup ça va être Quentin, un coup Antonin (Guigonnat), un coup Martin, un coup moi. C’est ce roulement qui fait que l’entente est très bonne entre nous et qu’il n’y a pas de concurrence. De plus, tout est établi à l’avance pour les choix faits pour la saison à venir.

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Propos recueillis par Simon Bardet
Crédit photo : Manzoni / Icon Sport
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