Snowboard – Chloé Trespeuch : « L’objectif, c’est le Globe de Cristal »

Blessée à la cheville l’hiver dernier pour attaquer la saison, la snowboardeuse Chloé Trespeuch est revenue très vite au plus haut niveau, montant deux fois sur le podium avant la fin de la Coupe du monde de BoarderCross. Il faudra compter sur la Savoyarde cet hiver pour se battre pour le Globe de Cristal, au sein d’une équipe de France très performante.

 

Chloé, j’imagine que la préparation de cette année était bien différente de la précédente…
C’est beaucoup plus facile quand il n’y a pas de blessure. C’était un soulagement de pouvoir faire une préparation complète. La préparation physique s’est bien passée. Sur la neige, on a fait de belles choses aussi. On a eu de beaux parcours, de bonnes conditions, donc on a pu bien travailler. Après, l’entraînement, au bout d’un moment, on a fait le tour. Là, j’ai envie que ça attaque pour voir ce que ça donne.

 

Vous êtes revenue très vite et très fort, avec deux podiums en fin de saison. C’est très encourageant pour cet hiver…
C’était rassurant, car lorsqu’on revient d’une blessure, on ne sait jamais à quel niveau on va revenir, combien de temps on va mettre pour retrouver son niveau. On se demande même si on va le retrouver tellement les sensations sont mauvaises au début et tellement on a perdu physiquement aussi. J’étais vraiment très contente de remonter sur le podium. C’était un soulagement et j’étais motivée pour attaquer une nouvelle préparation la saison d’après. La blessure permet aussi de faire le point sur ce qui nous manquait, sur nos motivations, nos envies. On se rend beaucoup plus compte de la chance qu’on a quand tout va bien. Je m’en sers comme ça.

 

« Il y a une vraie belle équipe »

 

Cette année, on ne vous entendra donc pas aux commentaires sur la chaîne L’Equipe ?
Exactement, c’était une belle expérience de commenter sur la chaîne L’Equipe, mais c’est quand même mieux d’être dans l’action, je préfère. C’est hyper dur de voir les copines, on se sent un peu abandonné sur le bas-côté, pendant que les autres s’entraînent, font de la compétition. Nous, on a le pied dans le plâtre, rien n’avance et on ne peut rien faire comme les autres. Donc c’est un peu frustrant, mais on apprend à vivre avec.

 

Quels sont vos objectifs pour cette saison ?
L’objectif, ce serait vraiment le Globe de Cristal, comme souvent. Je vais me battre pour. Essayer de gagner des étapes et d’être régulière, de s’adapter du mieux possible à tous les parcours différents parce que c’est ça aussi le BoarderCross : savoir s’adapter rapidement à tous les types de parcours.

 

L’ambiance est-elle bonne au sein de cette équipe de France très compétitive ?
Oui, c’est une des raisons pour lesquelles j’aime autant mon sport, c’est qu’il y a une vraie belle équipe. C’est agréable d’aller à l’entraînement avec un groupe comme ça, avec cette émulation. On se tire toutes vers le haut. Même si on est concurrentes l’hiver, on a vraiment ce partage au quotidien. C’est agréable et je pense qu’on progresse beaucoup plus vite aussi.

 

« Etre régulière sur toute la Coupe du monde »

 

Quelle est la recette de ce succès ?
Je pense que c’est dû à l’esprit d’équipe, on a un bon staff aussi. Le coach fait vivre l’équipe, c’est un bon manager, il sait s’adapter à tous les riders. Du coup, tout le monde est dans une position de confort parce qu’on a un coach adapté. Ça fait aussi vraiment la différence sur les courses.

 

Les Jeux olympiques de Pékin sont loin, mais est-ce que l’on y pense déjà ?
C’est encore loin. Quand j’y pense, j’y pense positivement. Moi, les Jeux, j’adore, ça me rajoute une petite motivation. Quand j’ai un peu moins envie, je pense aux Jeux olympiques et ça me remet du baume au cœur. J’y pense, mais là je vais d’abord me concentrer sur cette saison-là, essayer d’être régulière sur toute la Coupe du monde, et après sur les Championnats du monde l’année suivante. Ensuite, on commencera à vraiment se projeter sur les Jeux.

 

Sait-on déjà quel sera le processus de qualification ?
C’est par rapport au classement mondial, il y a des quotas. Il y aura 4 filles et 4 garçons si on débloque tous les spots. Ça devrait être le cas avec le niveau de l’équipe. Après, ce sont les coaches qui décident en fonction du début de saison, qui déterminent les compétitions qui font partie des sélections et qui choisissent les athlètes.

Propos recueillis par Simon Bardet
Crédit photo : Gepa / Icon Sport
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