Du 22 août au 3 septembre se déroulent les Championnats du monde Masters d’athlétisme à Daegu, en Corée du Sud. Antony Couffe (41 ans), membre de l’Entente Agglomération Cergy-Pontoise Athlétisme depuis plus de 20 ans, y participera. Mais pour financer son voyage, il a dû lancer une collecte de fonds en ligne.
Un palmarès qui ne doit rien au hasard
Originaire de Pontoise, Anthony Couffe doit lancer une cagnotte pour aller défendre ses titres a débuté l’athlétisme en 1998 avant de rejoindre officiellement son club actuel en 2003, où il pratique le 100 mètres, le 200 mètres et le saut en longueur. Il a remporté deux titres consécutifs de champion de France élite en salle sur 200 mètres en 2008 et 2009. Depuis 2019, il concourt dans la catégorie Masters (réservée aux athlètes de plus de 35 ans) avec un palmarès colossal : 21 titres nationaux, 8 titres européens et 5 titres mondiaux. « C’est rare d’être dans le même club autant de temps et de continuer à faire de la compétition, explique-t-il. La plupart des gens qui ont eu une carrière à très haut niveau ne reviennent pas en Masters. Moi, j’ai continué. »
Trouver un équilibre entre travail, santé physique et passion
Titulaire d’un master en achats et logistique, le coureur travaille chez Samsung depuis 2008. « L’athlétisme me permettait d’avoir un rythme et de ne pas rester toujours au boulot », dit-il. Avec l’âge, il a réduit la charge d’entraînement s’est adapté, avec désormais trois séances par semaine au lieux de six. « Il faut accepter de ne plus voir ses performances à la hausse, de ne plus mettre les poids pendant la musculation. Le corps vieillit et récupère moins bien. » Il attribue également sa longévité à l’histoire de son club, qui évolue désormais en Élite 1. « À Cergy-Pontoise, il y a toujours eu des athlètes Masters performants. Cela me montrait que cela ne s’arrêtait pas à 35 ans. »
3 000 euros à réunir, sans aucune aide fédérale
Contrairement aux compétitions traditionnelles, il n’y a pas de sélection pour les championnats Masters, et donc pas de financement fédéral. Antony Couffe doit tout financer lui-même : billet d’avion, hébergement, inscription, et même sa tenue officielle. Il tente de récolter 3 000 euros via sa collecte de fonds en ligne. « La convention que j’ai avec mon club, c’est un remboursement par an, et j’ai déjà participé aux championnats d’Europe en mars. » Même le débardeur aux couleurs de la France est à sa charge : 200 euros, sans compter les chaussures. « Alors on attend les soldes et les fins de série. »
Au-delà de la Corée du Sud, il réfléchit déjà à un projet sur les réseaux sociaux pour mieux faire connaître l’athlétisme Masters, un sport ouvert à tous, sans sélection, qu’il aimerait voir gagner en notoriété.





















