Du 5 au 9 août, l’Arena Grand Paris de Tremblay-en-France a accueilli les Championnats du monde de twirling bâton. Vingt nations parmi les meilleures du monde s’y sont retrouvées pour cinq jours de compétition, et la délégation française repart avec un bilan qui restera dans les livres.
Sept médailles, et deux premières historiques
Les Bleus ont affiché un niveau collectif remarquable tout au long de cette semaine en Seine-Saint-Denis. En effet, sur 27 chorégraphies engagées, 22 se sont hissées en finale. À l’heure des comptes, sept médailles tombent dans l’escarcelle française : deux titres, deux argents, trois bronzes. Deux résultats sortent particulièrement du lot. Tout d’abord, Manon Cillard est devenue la première Française sacrée championne du monde en individuel. La pensionnaire du Twirling Club Dinan, en Bretagne, s’est imposée dans l’épreuve Freestyle Junior Women, à des centaines de kilomètres de son club d’origine. Le Team France, lui, a conservé son titre pour la deuxième saison consécutive, et installe un peu plus sa domination.
Un sport encore confidentiel, mais qui a trouvé son public
Sur place, le public a répondu présent. Souvent en famille, les spectateurs sont venus découvrir un sport qui mêle danse, gymnastique et précision technique, encore largement méconnu en France malgré une histoire qui remonte au 19e siècle en Europe et en Asie. C’est justement l’un des enjeux pour la discipline, déjà évoqué avant le début de la compétition : profiter de ce genre de rendez-vous pour sortir de sa confidentialité, et grandir dans un pays où elle reste largement dans l’ombre d’autres sports plus médiatisés. Quelques jours après les Championnats d’Europe de natation, c’est donc une nouvelle réussite internationale pour la Seine-Saint-Denis.
Côté organisation, la Fédération Française Sportive de Twirling Bâton a réussi son pari, avec le soutien du CROS Île-de-France. L’instance francilienne y voit une nouvelle démonstration de la capacité du territoire à accueillir des compétitions internationales, dans la continuité de l’héritage laissé par les Jeux de Paris 2024.






















