Le sport cherche aussi à réduire son impact sur l’environnement. À Paris comme ailleurs, les initiatives se multiplient autour des déplacements, du recyclage du matériel et de la recherche scientifique.
Paris Basketball parmi les clubs engagés sur la mobilité
Dans le sport, les déplacements représentent une part importante de l’empreinte environnementale. Le programme Mob’Sport estime que le transport peut représenter jusqu’à 80 % du bilan énergétique d’un événement sportif. Lancé par l’Union Sport & Cycle et ROZO, avec le soutien de l’État et de l’ADEME, le dispositif accompagne aujourd’hui 48 structures professionnelles et 30 ligues de sport amateur.
Le Paris Basketball fait partie des clubs concernés. L’objectif est notamment de mieux connaître les habitudes de déplacement des spectateurs et de mettre en place des solutions pour limiter l’usage de la voiture individuelle. Covoiturage, transports en commun, vélo ou marche font partie des pistes étudiées par Mob’Sport. Le PSG Handball travaille lui aussi sur cette question au Stade Pierre-de-Coubertin, dans le 16e arrondissement. Le club a notamment étudié les habitudes de déplacement de son public afin d’identifier les solutions permettant de réduire la place de la voiture
Dans le sport amateur, la démarche concerne 30 ligues réparties entre l’Auvergne-Rhône-Alpes, le Grand Est et la Nouvelle-Aquitaine. Les problématiques sont différentes, avec des déplacements plus fréquents pour les entraînements et les compétitions.
À Paris, le matériel sportif cherche aussi une seconde vie
La transition passe également par les équipements. Ecologic développe une filière consacrée aux articles de sport et de loisirs, avec un principe clair : donner la priorité au réemploi et à la réparation avant le recyclage.
Un exemple illustre actuellement cela à Paris avec le Paris Université Club. Le club participe à La Grande Récup’, un challenge organisé par Ecologic et SportEasy jusqu’à la fin octobre. Les licenciés peuvent y déposer leurs équipements inutilisés afin qu’ils soient orientés vers le réemploi, la réparation ou les filières de recyclage adaptées. Le challenge prévoit 10 000 euros de dotations pour les trois clubs ayant réalisé les meilleures collectes. Le classement tient compte du poids des équipements récupérés par rapport au nombre de licenciés.
Cette logique concerne déjà différents matériels, des ballons aux chaussures en passant par les raquettes et les vélos. Ecologic indique par ailleurs que 7 000 tonnes d’articles de sport et de loisirs ont été réemployées en 2024.
Quand une aventure sportive devient une étude scientifique
Le sport peut enfin servir de terrain d’observation. C’est le cas de l’aventurier Rémi Camus, membre de la Société des Explorateurs Français, qui a parcouru les 812 kilomètres du Rhône en kayak entre Genève et Port-Saint-Louis-du-Rhône en 2025. Au fil de son parcours, il a réalisé 55 prélèvements d’eau pour rechercher la présence de PFAS, ces substances chimiques particulièrement persistantes dans l’environnement.
En somme, son expédition montre une autre façon de mêler sport et environnement : se servir d’une activité physique pour recueillir des données sur l’état d’un fleuve. Les premiers résultats de cette étude apportent déjà une cartographie de la contamination du Rhône aux PFAS.






















