Le 1er août prochain, Clément Gillet affronte Galina Fortes à Deauville, lors du gala Palatina 8, dans le cadre du championnat de France des poids lourds. Après deux tentatives infructueuses, le natif d’Epernay en est convaincu : il est désormais un meilleur boxeur, capable d’aller chercher cette fameuse ceinture.
Clément, c’est votre troisième tentative pour la ceinture de champion de France. Qu’est-ce qui a changé en vous, mentalement et techniquement, pour que cette fois soit la bonne ?
Je pense que c’est la bonne car deux premiers championnats de France m’ont fait grandir. Contre Sahli chez moi à Épernay, puis contre Mattar Garcia, on a vu qu’il me manquait encore un peu de caisse et d’impact pour m’imposer à ce niveau sur 10 rounds. Aujourd’hui, j’ai progressé, je suis un meilleur boxeur que sur les tentatives précédentes. Je pense que ça va être un beau combat pour cette ceinture.
Comment se passe la préparation ?
Elle est intense, très exigeante, mais elle se passe super bien. Pour un titre de champion de France, on n’a pas le droit à l’erreur. Avec mon entraîneur, on a travaillé le foncier, l’explosivité et le rythme. Le vrai défi, c’est la gestion de la fatigue au quotidien. Je ne suis pas un boxeur à plein temps, je travaille à côté. C’est un rythme de vie exigeant, mais ça forge le caractère. Aujourd’hui, physiquement et mentalement, tout va bien, j’ai juste hâte de monter sur le ring.
Qu’avez-vous ciblé en priorité chez Eder Galina Fortes lors de votre préparation ? Quel type de combat vous attendez-vous à mener face à lui ?
C’est un boxeur solide, très physique, qui aime avancer et imposer une grosse pression d’entrée. À quel type de combat je m’attends ? À un combat intense, surtout dans les premiers rounds où il va vouloir me tester et me bousculer. Je m’attends à ce qu’il cherche le cadrage pour me bloquer dans les cordes. Ce sera un combat d’usure et je compte bien tenir sur la longueur.
Ce championnat de France a lieu dans le cadre du gala Palatina 8. Que pensez-vous de ce type d’organisation ?
Le cadre du Casino de Deauville est magnifique, et ce que fait Frank Nicotra avec Palatina, c’est énorme pour la boxe en France. J’ai déjà eu la chance de combattre dans le cadre d’un gala Palatina, ça reste un très bon souvenir. C’est la première fois que je vais combattre à Deauville, dans un cadre mythique. Pour le moment, je ne me suis pas trop projeté sur l’ambiance qu’il va y avoir, mais j’ai hâte d’y être.
En cas de victoire, quelle est la suite prévue pour vous ?
Peu importe que je gagne ou que je perde, j’aurai un combat en novembre à Nanterre, à la maison. Si je repars avec la ceinture, la suite n’est pas encore prévue. J’ai préféré me concentrer uniquement sur ce combat-là. Au niveau psychologique, j’évite de faire des plans sur la comète ; il suffit que ça ne se passe pas comme prévu pour que tout tombe à l’eau. J’y vais vraiment étape par étape et je laisserai mon entraîneur, qui est aussi mon manager, faire ce qui lui semble bon pour ma carrière.
Vous êtes très concentré sur ce combat. Pendant le face-à-face, êtes-vous vraiment dans votre bulle ou restez-vous à l’écoute de votre coin et des conseils apportés pendant l’affrontement ?
C’est bizarre, mais en tant que boxeur, c’est comme si on laissait notre cerveau au vestiaire, ou plutôt qu’on le laissait à l’entraîneur. Tout ce qu’il nous demande de mettre en place est généralement exécuté dans la foulée. Donc, je suis bien dans ma bulle, mais dans cette bulle, j’inclus mon entraîneur et tout mon corner.





























