L’équipe de France de boxe vient de marquer les esprits de la plus belle des manières à l’international. À l’occasion de la deuxième étape de la World Boxing Cup 2026, qui s’est déroulée à Guiyang, en Chine, la délégation tricolore a survolé les débats pour se hisser au sommet de la hiérarchie mondiale.
Un bilan comptable exceptionnel en terre chinoise
Sur les neuf athlètes engagés par la Fédération Française de Boxe (FFBoxe) dans cette étape asiatique, huit reviennent avec une médaille autour du cou. Ce ratio d’efficacité exceptionnel permet à la France de terminer à la première place du classement général des nations au nombre total de breloques.
Au total, la moisson française se compose de deux médailles d’or synonymes de titres internationaux, deux médailles d’argent après des finales disputées, et quatre médailles de bronze venues valider la densité collective.
Cette réussite collective démontre la solidité du réservoir français et valide la stratégie de performance à long terme mise en place par l’encadrement technique national depuis plusieurs saisons. Le niveau de l’adversité — qui regroupait de nombreux médaillés des Jeux Olympiques de Paris 2024 ainsi que les meilleurs boxeurs du circuit mondial — donne encore plus de relief à ce succès historique.
Hugo Grau et Junior Tadah sur le toit du monde
La délégation masculine a brillé lors des finales grâce à deux prestations majeures. Dans la catégorie des 65 kg, le Vendéen Hugo Grau a fait parler sa science du ring pour dominer l’Américain Marcus Luther aux points et s’adjuger l’or.
Chez les 85 kg, le Lyonnais Junior Tadah a envoyé un signal fort à l’échelle internationale. Opposé à l’Italien Paolo Caruso, le Français a totalement dicté le rythme du combat en remportant les deux premières reprises, avant de pousser l’arbitre à arrêter le duel au troisième round (RSC3). Déjà sacré champion d’Europe des moins de 23 ans l’an passé, Tadah confirme qu’il incarne l’avenir de la discipline chez les lourds.
Les Bleues confirment leur statut international
Le collectif féminin n’est pas en reste, marqué par des retours de premier plan au niveau planétaire. En 80 kg, Davina Michel s’empare d’une belle médaille d’argent après une finale accrochée face à la Chinoise Xiaomeng Wang (4/1). Un podium rassurant et capital pour la Française, dont le parcours post-JO avait été freiné par plusieurs blessures.
Scénario similaire pour Maëlys Richol (-70 kg) qui s’offre l’argent après un combat d’une rare intensité contre la star locale Liu Yang, championne du monde et vice-championne olympique en titre. Après deux saisons minées par les pépins physiques, ce résultat sonne comme une véritable renaissance au plus haut niveau.
Enfin, quatre autres athlètes tricolores complètent ce tableau d’honneur en décrochant le bronze après s’être hissés dans le dernier carré de leur catégorie respective : Wassila Lkhadiri (54 kg), battue de justesse par Sirine Charrabi (4/1), Amina Zidani (57 kg), privée de finale sur une décision partagée très serrée face à l’Indienne Prachi (4/1), Romane Moulai (51 kg), qui s’incline face à la Chinoise Yu Wu (5/0), et Makan Traoré (70 kg), battu par le solide Indien Deepak (5/0).
Les ambitions tricolores tournées vers l’avenir
Avec 333 boxeurs en lice représentant 44 pays différents, cette étape de Guiyang représentait un test grandeur nature. En surclassant la concurrence, la FFBoxe, forte de ses 65 000 licenciés, prouve que sa structure d’élite et ses programmes de développement portent leurs fruits. Ce statut de première nation mondiale en nombre de médailles place idéalement les Bleus dans la course aux prochaines grandes échéances internationales de la saison.































