Le président de la Fédération Sénégalaise de Lutte, Bira Sène, a été reçu au siège de la Fédération Française de Lutte par la présidente, Lise Legrand. Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques fortes.
Le tapis de lutte comme pont entre deux continents. Au siège de la Fédération Française de Lutte (FFLDA), l’ambiance n’était pas aux protocoles figés, mais à la construction concrète. Une rencontre au sommet s’y est tenue, dessinant les contours d’une alliance renouvelée entre la France et le Sénégal. Au cœur des débats ? L’avenir de la discipline, la formation des talents de demain et un horizon majeur : les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ).
Des visages, des expertises et une vision commune
Bira Sène, président de la Fédération Sénégalaise de Lutte, a trouvé en face de lui un comité français particulièrement affûté. Présidente de la Fédération Française de Lutte, la présidente Lise Legrand menait la danse. À ses côtés, des figures bien connues du milieu : Didier Sauvaire, président de l’UFFLDA, le directeur technique national Jean-Yves Robin, ainsi que l’experte Maïté Davidovi.
Et puis, il y avait Didier Favori. Sa présence n’a rien d’un hasard. Cet homme a arpenté le Sénégal, multiplié les missions sur place, appris à comprendre les subtilités d’un sport qui, là-bas, dépasse de loin le cadre de la simple compétition. La lutte sénégalaise est une culture, un phénomène social. Comment, dès lors, faire dialoguer cette tradition vibrante avec les structures fédérales européennes ? C’est tout l’enjeu de ce partenariat.
Cap sur les Jeux Olympiques de la Jeunesse
Impossible d’évoquer le futur du sport de jeunesse sans parler des JOJ. L’organisation de cet événement planétaire a cristallisé une grande partie des échanges. Pour le Sénégal, l’échéance est cruciale. Pour la France, le partage d’expérience est un devoir autant qu’une opportunité.
Comment préparer les structures ? Comment s’assurer que les jeunes athlètes africains et européens disposent des meilleures armes pour briller ? Les deux délégations ont planché sur des réponses pragmatiques. Il ne s’agit pas de calquer un modèle sur un autre. L’objectif est d’hybrider les forces : la rigueur technique occidentale d’un côté, la ferveur et le vivier de talents exceptionnel de l’autre. Une véritable alchimie sportive.
Les nouvelles académies : le cœur du réacteur
Mais le grand chantier de cette rencontre réside ailleurs, dans la création de nouvelles académies de lutte. Le président Bira Sène n’a pas caché sa satisfaction quant aux résultats de la toute première académie pilote. Un succès qui appelle une suite. Forcément.
Ces futures structures ne seront pas de simples usines à champions. Elles s’articuleront autour de trois piliers indispensables : la formation continue des cadres et des entraîneurs, le développement durable de la discipline à l’échelle locale, mais aussi l’accompagnement global des athlètes, incluant leur reconversion et leur équilibre personnel.
Bâtir des athlètes, oui, mais façonner des hommes et des femmes complets, surtout. Les discussions ont permis de poser les dernières pierres de plusieurs actions concrètes. Les perspectives de collaboration sont désormais verrouillées, prêtes à être déployées sur le terrain.

































