La Fédération française de cyclotourisme et la Fédération française handisport officialisent un partenariat structurant pour ouvrir davantage la pratique du vélo aux personnes en situation de handicap. Une initiative pensée pour rendre le cyclotourisme plus accessible, mieux encadré et pleinement inclusif.
Le vélo comme espace de liberté partagé. C’est autour de cette idée que la Fédération française de cyclotourisme et la Fédération française handisport ont décidé de formaliser leur collaboration à travers une convention nationale. Signé par Lydie Chénot (présidente de la Fédération française de cyclotourisme) et Gaël Rivière (président de la Fédération française handisport), cet accord marque une volonté claire : permettre à chacun de trouver sa place dans la pratique du cyclotourisme, quelles que soient ses capacités physiques ou sensorielles.
Au-delà d’une simple déclaration d’intention, ce rapprochement s’inscrit dans une logique opérationnelle. Les deux fédérations entendent mutualiser leurs compétences, leurs réseaux et leurs outils pour lever les freins encore présents à l’accès à la pratique. Dans un contexte où les enjeux d’inclusion prennent une place croissante dans le sport, cette initiative vise à inscrire durablement le cyclotourisme dans une dynamique ouverte, accessible et partagée.
Trois axes pour structurer une pratique inclusive
Le partenariat repose sur une feuille de route précise, articulée autour de trois priorités. D’abord, faciliter concrètement l’accès à la pratique. Cela passe par des dispositifs adaptés, qu’il s’agisse des modalités d’adhésion, des licences ou encore de l’accompagnement des pratiquants et des encadrants, notamment dans le cadre de l’utilisation de tandems. Ensuite, les deux fédérations souhaitent faire évoluer les conditions de pratique. Cela implique une réflexion sur les règles techniques, les standards de sécurité et la formation des intervenants.
L’objectif est de proposer un cadre cohérent, sécurisé et adapté à des profils variés, tout en tenant compte des spécificités liées aux différents types de handicap. Enfin, la dimension de sensibilisation occupe une place centrale. Clubs, collectivités et grand public sont ciblés par des actions destinées à faire évoluer les regards et encourager une pratique plus inclusive. Le développement d’équipements adaptés et la mise en place d’initiatives communes doivent accompagner cette dynamique.
Une gouvernance partagée pour des actions concrètes
Pour assurer le suivi de cette collaboration, une commission nationale mixte sera mise en place. Composée de représentants des deux structures, elle aura pour mission de piloter les actions, d’évaluer les avancées et de proposer de nouvelles initiatives chaque année. Ce cadre de gouvernance doit permettre de dépasser l’effet d’annonce pour inscrire ce partenariat dans la durée. L’enjeu est de transformer les intentions en actions concrètes, visibles sur le terrain, au plus près des pratiquants.
Au fil des saisons, ce travail conjoint pourrait contribuer à structurer davantage le cyclotourisme inclusif en France, en offrant des repères aux clubs et en facilitant l’engagement des acteurs locaux. Derrière cette démarche, une conviction partagée : le sport constitue un levier de lien social et d’émancipation. En ouvrant plus largement l’accès au cyclotourisme, les deux fédérations cherchent à faire du vélo un espace de rencontre, où chacun peut évoluer à son rythme, dans un cadre sécurisé et respectueux.




























