Multi-médaillé paralympique, Benjamin Daviet se projette vers les Jeux paralympiques d’hiver 2026, qui se dérouleront du 6 au 22 février dans les Alpes italiennes. Engagé en para-biathlon et en para-ski de fond, le Français (10 médailles paralympiques, dont 5 titres) avance avec la même motivation intacte : performer, transmettre et faire grandir le parasport.
Vous avez déjà un très beau palmarès paralympique. Quelle est votre principale motivation aujourd’hui ?
L’envie d’être encore performant, d’aller chercher des médailles, des titres et l’envie de pratiquer ma discipline qui est la plus belle discipline au monde, le para-ski nordique et le biathlon. Ce sont des disciplines qui demandent beaucoup d’endurance, qui demandent une certaine préparation mentale et physique.
Qu’est-ce qui vous pousse à vous dépasser chaque jour à l’entraînement et en compétition ?
C’est une discipline qui est très dure, qui demande énormément d’heures de travail et de séances longues. Après, qu’est-ce qui me pousse encore envie de vouloir continuer ? C’est tout simplement la passion de mon sport, de ma discipline, de transmettre aussi auprès des jeunes et de faire évoluer aussi le parasport dans sa globalité par rapport à des jeunes qui peuvent arriver, mais aussi aux téléspectateurs et aux spectateurs qui peuvent nous regarder.
Quel regard portez-vous sur l’évolution du sport paralympique en France, notamment depuis Paris 2024 ?
Je pense que Paris 2024 a su montrer la ferveur que les Jeux paralympiques peuvent apporter, que ce soit en termes de médiatisation, mais aussi en termes d’athlètes et d’histoire de sportifs. Et je pense qu’il faut qu’on continue aussi à faire évoluer ça, à faire évoluer les choses et à vouloir aussi amener de jeunes enfants en situation de handicap à pratiquer des disciplines. Il ne faut surtout pas fermer les portes après tout ce que Paris a su mettre en place. Et au contraire, il faut justement qu’on continue à faire avancer cela. Et ça démarre aussi dès l’école.
Quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes en situation de handicap qui hésitent à se lancer dans le sport ?
Maintenant on peut se rapprocher tout simplement du comité paralympique sportif français qui fait une détection chaque année, qui se passe à l’INSEP. Je pense que maintenant il y a un peu plus de médiatisation aussi. Chaque handicap peut trouver son sport, sa discipline, il y a de la place pour tout le monde. Il faut juste franchir le petit cap d’aller dans un club ou de prendre des renseignements, de trouver la discipline qui pourrait plaire. Il y a tellement de sports en parasport qu’il y a forcément une discipline qui pourrait correspondre. C’est aussi le bien-être personnel que le sport peut apporter.























