La Fédération Française de Tennis a publié, en collaboration avec le Centre de Droit et d’Économie du Sport (CDES), une étude approfondie consacrée à l’impact socio-économique du tennis et de ses disciplines associées. À travers des données inédites, ce travail met en lumière un écosystème dense, structurant pour les territoires et au rôle central dans le paysage sportif français.
Avec plus de 1,2 million de licenciés et un réseau de plus de 7 000 clubs répartis sur l’ensemble du territoire, le tennis s’impose comme l’une des pratiques sportives les plus ancrées dans le quotidien des Français. L’étude publiée en novembre 2025 dresse un état des lieux précis de cette filière, en intégrant le tennis traditionnel mais aussi le paratennis, le padel, le beach tennis et le pickleball, dont le développement modifie en profondeur les équilibres du secteur.
Une filière économique structurante pour les territoires
Premier enseignement majeur de l’étude : le poids économique global du tennis et de ses disciplines associées atteint 1,5 milliard d’euros. Cette contribution repose sur plusieurs piliers complémentaires. Les dépenses liées aux licenciés représentent la part la plus importante, portées par les coûts d’adhésion, d’équipement, de pratique et de déplacements.
Les clubs constituent également un moteur économique essentiel, avec près d’un tiers de ce poids total, soutenus par l’activité quotidienne, l’entretien des installations et l’organisation des compétitions. Les grands événements organisés par la fédération, comme Roland-Garros, le Rolex Paris Masters ou l’Alpine Paris Major, participent pleinement à cette dynamique. Leurs retombées irriguent l’ensemble de l’écosystème, bien au-delà des sites d’accueil, en renforçant l’attractivité du tennis et en structurant les filières locales.
Au-delà des chiffres globaux, l’étude souligne aussi l’impact direct sur l’emploi. Les clubs emploient plus de 7 000 équivalents temps plein salariés, auxquels s’ajoutent plusieurs milliers de travailleurs indépendants. Une majorité de ces emplois s’inscrit dans la durée, avec une forte proportion de contrats stables, confirmant le rôle du tennis comme pourvoyeur d’emplois pérennes dans le sport.
Un tissu associatif porté par l’engagement humain
Autre donnée marquante : l’importance du bénévolat. Plus de 77 000 bénévoles s’investissent chaque année dans les clubs, représentant un volume d’activité équivalent à plusieurs milliers d’emplois à temps plein. Cette contribution, valorisée à 483 millions d’euros par an, rappelle que le fonctionnement du tennis français repose largement sur l’engagement local et associatif.
L’étude met également en évidence une évolution progressive de la gouvernance. Si le tennis demeure majoritairement masculin en nombre de licenciés, la féminisation progresse, notamment au sein des instances dirigeantes des clubs. Mais il existe encore des marges de progression, notamment dans les postes de président(e), vice-président(e).
Des pratiques en mutation et un rôle sociétal affirmé
Le développement des disciplines associées constitue l’un des axes structurants de l’analyse. Le padel et le pickleball, en particulier, séduisent un public croissant et ouvrent de nouvelles perspectives pour les clubs. Leur essor répond à une demande de pratiques plus accessibles, souvent orientées vers le loisir, tout en générant des investissements et des flux économiques spécifiques.
Enfin, l’étude souligne l’engagement sociétal de la fédération et de ses structures. Depuis plus d’une décennie, des actions sont menées autour de la santé, de l’inclusion, de l’éducation et de l’environnement. Le déploiement du label « Club FFT engagé » illustre cette volonté d’ancrer le tennis dans les dynamiques locales et de renforcer le lien avec les collectivités.
À travers cette étude, la FFT et le CDES dressent le portrait d’une filière solide, en transformation et profondément enracinée dans les territoires. Le tennis apparaît ainsi non seulement comme un sport populaire, mais aussi comme un acteur économique et social de premier plan dans le paysage français.

















