Héléna Cazaute : « Énormément d’émotion »

Arrivée cet été en provenance de Béziers, Héléna Cazaute a remporté ces derniers jours le premier titre de sa carrière. Avec ses coéquipières du RC Cannes, ce grand espoir du volley-ball tricolore s’est imposée en finale de la Coupe de France face à… Béziers !

 

Héléna, vous avez remporté la finale de la Coupe de France (3-1) face à Béziers. Que retenez-vous de cette rencontre ?

Nous sommes passées à côté de notre premier set, Béziers nous a mis beaucoup de pression d’entrée. Ensuite, on a réussi à inverser la tendance et à mettre, à notre tour, un peu plus de pression. C’est ce qui nous a permis de faire la différence, même si la rencontre était assez serrée. Cela faisait deux ans que le trophée fuyait le RC Cannes, c’est vraiment beau pour nous, les joueuses, mais également pour le staff et le club.

Cette rencontre devait être très particulière pour vous…

Oui, c’est clair. Jouer contre sans ancien club, c’est énormément d’émotion, surtout que nous étions passées à côté du titre l’année dernière et que je n’avais pas pu jouer la finale. C’était un match très particulier. Je pense d’ailleurs que je me suis mise un peu trop de pression. C’est aussi pour cela que je n’ai pas livré une grande performance.

Cette Coupe de France est le premier trophée de votre carrière…

Tout à fait. C’est beaucoup de bonheur, ça fait vraiment quelque chose. Et puis gagner ce trophée avec le RC Cannes, qui est le plus gros club français, c’est encore quelque chose en plus.

Justement, cette arrivée au RC Cannes, qu’est-ce que cela implique ?

C’est un contexte différent, j’ai quitté mon cocon, ma famille, mes amis. C’était une étape à franchir, je pense que ça a été fait assez facilement. Après, c’est sûr qu’il a fallu découvrir de nouvelles méthodes, un nouvel entraîneur, etc. Mais pour le moment, tout se passe bien !

Qu’attendez-vous de cette fin de saison avec Cannes ?

J’espère que l’on ira chercher un deuxième titre, c’est l’objectif du club. Pour le moment, nous en sommes à un sur deux. On va beaucoup travailler pour décrocher ce deuxième trophée.

Vous êtes considérée comme l’un des plus grands espoirs du volley-ball tricolore. Comment gère-t-on cette attente ?

C’est sûr que ça touche de lire ce que l’on peut dire de moi dans les journaux. Après, je n’y attache pas plus d’importance que cela. Je joue au volley pour me faire plaisir, et pas pour me mettre de la pression. Ce n’est qu’un sport, un jeu. Il faut prendre du plaisir, c’est l’essentiel.

Le rôle de l’entourage est déterminant pour garder les pieds sur terre…

Oui, c’est clair. J’ai justement ma mère qui s’en charge depuis que je suis petite. S’il s’avère que j’ai un comportement inadapté, elle est là pour me le faire remarquer et veiller à ce que je le change. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est aussi grâce à elle.

La rédaction

 

Crédit photo : Icon Sport
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