La saison 2026 s’ouvre comme une étape charnière pour l’Équipe de France de voile olympique. À deux ans des Jeux de Los Angeles, le collectif tricolore entre dans une nouvelle phase de son projet, portée par une génération mêlant figures établies et talents en pleine affirmation. Sur l’ensemble des grandes compétitions internationales à venir, un objectif guide désormais la trajectoire commune : jouer les premiers rôles, série après série.
L’accès à l’Équipe de France 2026 ne laisse aucune place à l’approximation. Les critères sont clairs, exigeants, presque implacables : intégrer le top 6 mondial en 2025, avoir décroché un titre planétaire ou une médaille olympique en 2024. De cette sélection rigoureuse est né un groupe resserré de neuf athlètes, appelés à incarner l’excellence française sur les dix séries olympiques. Une équipe construite sur la performance, mais aussi sur la capacité à durer dans une olympiade longue et éprouvante.
Une sélection resserrée, reflet de l’exigence internationale
Chaque parcours raconte une histoire singulière. Celle de Lauriane Nolot, par exemple, marquée par un retour maîtrisé après une blessure, neuf mois seulement après une médaille olympique. Championne d’Europe, puis médaillée mondiale, la rideuse en kitefoil a rapidement rappelé sa place parmi les références de la discipline. En dériveur solitaire, Louise Cervera a franchi un cap historique.
À 27 ans, elle est devenue championne du monde d’ILCA 6, rejoignant un cercle extrêmement restreint de Françaises titrées dans cette série. Une performance construite sur la régularité, la gestion de la pression et une maturité désormais assumée. D’autres profils incarnent la montée en puissance de la nouvelle génération. Tom Arnoux, vice-champion du monde en iQFOiL, a impressionné par sa constance sur l’ensemble des phases qualificatives.
En 470, le duo formé par Matisse Pacaud et Lucie De Gennes poursuit une trajectoire ascendante, déjà jalonnée de titres chez les jeunes et désormais validée au niveau senior. À l’expérience répond aussi la résilience. En 49er, Erwan Fischer et Clément Péquin ont su rebondir après des Jeux contrastés, enchaînant les succès sur le circuit international. Même dynamique pour Benoît Gomez, de retour sur un podium mondial en kitefoil, et pour Nicolas Goyard, figure incontournable de l’iQFOiL, qui aborde 2026 avec l’ambition de retrouver les sommets.
Une saison 2026 rythmée par les grands rendez-vous internationaux
Le calendrier à venir s’annonce dense, structurant et sans temps mort. Dès février, le Championnat de France Élite à Marseille donnera le ton, avant une succession d’échéances européennes et mondiales réparties sur tout le continent et au-delà. Vilamoura, Palma, Hyères, Viana do Castelo, Quiberon, Kastela, Portimao, Mendenblik et Kiel feront partie des passages obligés d’un printemps chargé. L’été marquera une bascule vers des compétitions majeures, avec notamment des championnats du monde au Japon et en Irlande. Long Beach, Enoshima, Dun Laoghaire, Akyaka et Weymouth serviront de laboratoires grandeur nature en vue de Los Angeles 2028. Chaque régate comptera, chaque manche pèsera dans la construction des équilibres.




















