Des champions olympiques au service des Gymnasiades 2022

Le dossier normand a bénéficié du soutien d’athlètes de haut niveau en la personne d’Estelle Mossely, championne olympique de boxe en 2016, et Renaud Lavillenie, champion olympique de saut à la perche en 2012. Pour eux, il était nécessaire de soutenir Normandie 2022, deux ans avant Paris 2024.

 

« C’était une joie immense ! » Présente à Zagreb à l’occasion de l’attribution des Gymnasiades 2022 à la Normandie, Estelle Mossely a le sourire au moment d’évoquer ce moment. « J’ai souhaité m’engager pour cet événement et même faire le déplacement à Zagreb, car avoir les Gymnasiades en France était un élément très important à mes yeux. C’est un événement fort, dédié à la jeunesse. Je pense que nous n’avons pas assez d’événements comme celui-là, pleinement dédié à la jeunesse et à la promotion du sport. Les Gymnasiades peuvent permettre aux participants d’avoir le goût du sport de haut niveau et de, pourquoi pas, devenir des champions par la suite. C’est un événement qui peut ouvrir des portes. » Un sentiment partagé par Renaud Lavillenie, lui aussi soutien important de la candidature de la Normandie. « Un projet comme les Gymnasiades en France est l’occasion de mettre le pied à l’étrier à beaucoup de monde. L’UNSS, ce ne sont pas seulement des sportifs. Le sport scolaire forme des arbitres, des reporters et des jeunes qui œuvrent à l’organisation et qui pourraient ensuite être volontaires aux JO de 2024 », explique le recordman du monde du saut à la perche. « Les Gymnasiades en France peuvent servir de rampe de lancement pour les jeunes, créer une belle dynamique. »

 

 

« Le sport scolaire, l’une des bases pour l’avenir »

 

Un tel événement parle aux deux champions olympiques, qui ont commencé par le sport à l’école, de nombreuses années avant de se hisser sur le toit de l’Olympe. « J’ai commencé la pratique du sport à l’école en effet », confie Estelle Mossely. « J’ai ensuite fait la démarche de m’orienter vers un club, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. C’est pour cela que le sport se doit d’être un pilier et une matière à part entière à l’école. C’est vraiment un moyen de s’émanciper, voire de réussir. Le sport inculque des valeurs essentielles, je pense que les études et le sport doivent fonctionner ensemble, main dans la main, et non être opposés. » Adepte des cross lorsqu’il était à l’école, Renaud Lavillenie est lui convaincu que « le sport scolaire doit être encore plus mis en avant. Pour moi, c’est une évidence, d’autant plus que, si l’on veut que la France rayonne lors de ces JO 2024, il faut commencer tôt pour ne pas passer à côté de talents inexploités… Il faut se donner le maximum de chances d’y arriver et le sport scolaire est l’une des bases pour l’avenir. »

 

 

« Il faut mobiliser la jeunesse dès maintenant »

 

Un sport scolaire qu’Estelle Mossely juge « essentiel, le sport commence à l’école pour 90% des gens. » La boxeuse œuvre donc à sa promotion tout au long de l’année et ce sera évidemment le cas en vue des Gymnasiades. « D’ici 2022, mon rôle va être de promouvoir l’événement. Je me déplace régulièrement dans les établissements scolaires avec l’opération « Boxons les préjugés », que je développe avec mon association. Jusqu’en 2022, l’objectif va donc être de parler des Gymnasiades au cours de ces actions, d’évoquer ce que peut apporter cet événement à la jeunesse », assure la championne olympique de Rio. « J’ai vraiment accroché sur le principe des Gymnasiades, mais aussi sur la dimension de l’événement. Il y aura plus de 5 000 jeunes, ce sera donc l’occasion de faire passer des messages auprès de cette jeunesse. Je pense qu’elle sera très réceptive. On parle beaucoup d’héritage et de jeunesse pour Paris 2024, mais il ne faut pas attendre les JO pour agir. Il faut mobiliser la jeunesse et l’impliquer dès maintenant. Les Gymnasiades sont justement un levier exceptionnel qui peut répondre à cet objectif. C’est un événement qui parle aux jeunes. » Estelle Mossely est d’ailleurs convaincue que ces Gymnasiades sont un premier pas dans la construction d’un héritage qui peut changer le visage du sport en France. Un sport axé sur des thèmes forts comme l’éducation, la santé, la fin des préjugés… et un sport tourné vers la jeunesse. « Les performances, les médailles, ont une portée qui s’estompe très vite. Créer un héritage et s’appuyer sur la jeunesse sont des éléments bien plus durables qui peuvent permettre de changer la façon dont on voit le sport en France. Avec les Gymnasiades, mais aussi d’autres événements qui servent à façonner cet héritage, je pense que l’on est sur la bonne voie. »

Par Olivier Navarranne
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