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Laure Fournier : « Je suis aux anges ! »

Comité Français de Sambo
Laure Fournier est devenue championne du monde de Sambo (-56 kg) lors des Mondiaux qui se tenaient à Bucarest (Roumanie). Pour SPORTMAG, la Tricolore revient sur cet exploit.

 

Laure, vous êtes la première française à devenir championne du monde de Sambo. Que ressentez-vous ?

C’est un moment très fort. Cela fait plusieurs années que j’essaye d’aller chercher ce titre et maintenant c’est fait, je suis donc aux anges ! Au moment où j’ai réalisé que j’avais gagné, j’étais très émue.

Vous étiez favorite, était-ce l’année ou jamais pour décrocher ce titre ?

C’est certain, j’étais très attendue. J’avais plutôt mal commencé l’année puisque je revenais de blessure, mais j’ai ensuite su monter en puissance, notamment avec un très bon niveau lors des championnats d’Europe. J’ai donc gagné en confiance. J’ai ensuite remporté un tournoi en Corée du Sud en septembre, puis un autre en Russie en septembre. Je savais que mon état de forme était excellent et que c’est cette année que j’avais le plus de chances de décrocher le titre.

Avez-vous eu des moments de doute durant la compétition ?

Pas vraiment, j’ai eu un tirage au sort favorable, ce qui m’a permis de prendre chaque match l’un après l’autre. Il est important de ne pas se projeter, car on n’est jamais en finale avant d’y être. J’ai débuté face à une Espagnole, j’ai réussi à m’imposer en restant vigilante tout au long du match. Même chose ensuite face à une Moldave. Puis, en demi-finale, je me suis retrouvé face à une Mongole qui vient du judo. Ayant plus d’expérience Sambo, j’ai joué là-dessus pour la projeter à plusieurs reprises et aller en finale. En finale, je retrouvais Anastasia Arkhipava, que je connais bien puisque je l’ai affronté à plusieurs reprises dans ma carrière. C’était assez tendu, mais j’ai su prendre le dessus au fil de la rencontre pour m’imposer 5-2.

Qu’appréciez-vous en Sambo que vous ne trouvez pas en judo ?

Le Sambo est beaucoup plus libre et technique. Cette technique, on l’a beaucoup perdu en judo. On n’a plus le droit d’aller dans les jambes par exemple. Il y a beaucoup d’interdits que l’on ne retrouve pas dans la pratique du Sambo. Le nombre de combinaisons est infini, et du coup on voit plein de techniques différentes chez les athlètes. Cela donne des combats extrêmement dynamiques.

Selon vous, le Sambo a-t-il une chance de faire son entrée au programme olympique ?

Je pense que ce sera le cas, qu’un jour le Sambo sera présent aux Jeux olympiques. Reste à savoir quand, c’est le grand point d’interrogation. C’est un sport qui se développe et qui est présent dans de plus en plus de pays, il y a donc une bonne dynamique. Personnellement, j’aimerais bien que le Sambo soit présent à Paris en 2024 (rires).

Propos recueillis par Olivier Navarranne

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