Rallye : Florent Todeschini vise le titre chez les juniors

Pilote de 23 ans, Florent Todeschini s’engage dans l’édition 2020 du Championnat de France des rallyes juniors avec l’intention de remporter le titre, avec l’aide de ses partenaires. Le Marseillais raconte.

 

Depuis quand êtes-vous pilote de rallye ?
Dès que j’ai atteint la majorité, je me suis lancé dans cette voie et j’ai fait mon premier rallye à 19 ans. À 20 ans, j’ai passé les sélections pour le Rallye Jeunes FFSA (Fédération française de sports automobiles) et on a détecté mon potentiel. En 2017, j’ai fini 2e de cette compétition, j’étais donc suppléant. L’’année d’après, j’ai retenté et j’ai gagné. En 2019, j’ai roulé lors du Championnat de France des rallyes juniors avec les couleurs de la FFSA, mais je n’ai pas gagné. Cette saison, je vais jouer le titre avec mes propres moyens.

 

Pensez-vous avoir les capacités pour vous imposer dès cette saison ?
Oui ! Le Championnat de France des rallyes juniors comprend six courses à travers la France, sur asphalte et sur terre. J’ai déjà fait de belles performances l’année dernière, de belles pointes de vitesse. Il m’a manqué la régularité. Avec la sagesse acquise lors l’année dernière, je pars dans cette saison 2020 avec l’objectif de gagner.

 

 

Qu’entendez-vous par vos propres moyens ?
Je me débrouille comme je peux. J’ai acheté une Ford Fiesta R2J, avec suspensions asphaltes et terre et freins AP Racing 4 pistons. Il faut savoir que s’aligner sur un rallye coûte entre 7 000 et 8 000 euros entre les frais d’engagement, les pneus de compétition, l’essence et l’assurance. À 23 ans, je ne peux pas m’en sortir tout seul. Je remercie mes nombreux partenaires, des entreprises dans le bassin de Marseille, dont les chefs sont des pilotes ou des passionnés de rallye, qui me soutiennent tout au long de l’année pour arriver à monter un budget. Par exemple, le Groupe Maurin m’aide pour les pièces automobiles. J’ai aussi la chance d’avoir une famille qui croit en moi. Un ancien professionnel me donne des conseils dans ma recherche de sponsors. Je gère ma communication seul sur les réseaux sociaux, surtout sur Facebook et Instagram.

 

Connaissez-vous bien votre copilote Florian Barral ?
J’ai déjà participé à un rallye avec lui il y a deux ans et le courant était bien passé. Il n’était pas dans l’habitacle avec moi l’année passée parce qu’il avait plus important à faire. Comme je repartais pour une nouvelle saison, on s’est dit que ça sera bien de le faire ensemble. Avec Florian, nous sommes amis depuis deux ou trois ans en dehors du rallye, je pense que ça apporte un plus pour la cohésion dans la voiture.

 

 

Comment vous est venue cette passion pour les rallyes ?
Mon père, qui faisait des rallyes à l’échelle régionale, m’a transmis cette passion. Je faisais déjà du karting quand j’étais petit. J’aime beaucoup tout ce qui est pilotage. J’apprécie la notion de vitesse tout en étant en sécurité. Sur un circuit, dans l’habitacle, il y a une notion de partage avec le copilote. L’un sans l’autre, on n’est rien. Et bien sûr, il y a la compétition. Quand j’arrive sur une piste, c’est pour gagner.

 

Pensez-vous faire carrière dans les sports automobiles ?
Je me suis laissé jusqu’à 25 ans pour voir si je perçais dans le monde du rallye. J’ai obtenu un DUT Génie Procédés, un bac +2. Je voulais aller plus loin dans mes études, mais j’ai laissé tomber les concours pour me consacrer au pilotage. Je vais saisir ma chance. Si je n’y arrive pas, je retrouverai une vie normale.

Propos recueillis par Leslie Mucret
Crédit photo : DR
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