C’est la nouvelle que des milliers de familles essonniennes espéraient. Ce mercredi 4 mars 2026, un tournant majeur a été pris pour l’avenir de l’île de loisirs du Port-aux-Cerises. Dans le cadre du vote du Budget Primitif 2026 du Syndicat Mixte d’Études, d’Aménagement et de Gestion (SMEAG), la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne ont officiellement tranché en faveur de la réouverture de l’espace aquatique.
Un équipement de loisirs vital pour le territoire
Avant sa fermeture forcée, la piscine du Port-aux-Cerises n’était pas un simple bassin de baignade ; c’était un véritable poumon de fraîcheur et de convivialité, accueillant près de 150 000 visiteurs chaque été.
Pour la Région et le Département, rendre cet équipement aux Franciliens est une priorité absolue pour répondre à deux enjeux majeurs : l’accès aux loisirs pour tous et l’apprentissage de la natation en garantissant un lieu sécurisé pour lutter contre les risques de noyade en formant les plus jeunes.
Retour sur une fermeture complexe
Pour comprendre l’enthousiasme suscité par cette décision, il faut rappeler le contexte difficile que le site a traversé. Fragilisé dès 2020 par la crise sanitaire et des complications d’exploitation, l’espace aquatique avait subi un coup d’arrêt brutal en 2023 à la suite d’un incendie criminel. Depuis, le maintien de la fermeture ou la réouverture faisaient l’objet de vifs débats au sein de la direction du syndicat.
Un soutien financier massif et constant
Si la réouverture est aujourd’hui sur les rails, c’est grâce à un engagement financier sans faille des collectivités locales. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le Département de l’Essonne a injecté plus de 5,6 millions d’euros depuis 2018, avec une contribution annuelle de fonctionnement oscillant entre 750 000 € et 900 000 €. Concernant la Région Île-de-France, elle a voté une subvention spécifique de près de 570 000 € dédiée à la rénovation complète de la piscine.
Les prochaines étapes : Sécurité et faisabilité technique
Bien que le vote politique soit une victoire, le chemin vers le premier plongeon nécessite encore quelques étapes cruciales. La réouverture effective reste conditionnée à des vérifications techniques approfondies de l’état des bassins et des infrastructures, un travail de réorganisation interne au sein du syndicat et des investissements complémentaires pour assurer la sécurisation du site.





























