Haltérophilie – Gaëlle Nayo-Ketchanke, Tokyo pour finir

Gaëlle Nayo-Ketchanke dispute ce vendredi les championnats d’Europe en -81kg. L’haltérophile française vise une qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Avant de refermer le livre de sa carrière sportive.

 

« Le but est de décrocher une médaille à Tokyo. Je n’ai pas pu le faire à Rio. Ce sera mes derniers Jeux, je vais tout donner. » Si Gaëlle Nayo Ketchanke n’a pas encore officiellement décroché son ticket pour le Japon, l’Héraultaise de 32 ans (33 ans le 20 avril) tentera de marquer un maximum de points lors des championnats d’Europe à Moscou ce vendredi.

 

Si elle se projette aisément sur la dernière compétition de sa carrière cet été, le parcours jusqu’ici a été semé d’embuches. Il y a eu cette grave blessure au coude lors des derniers championnats d’Europe en 2019 qui lui a fait craindre de devoir dire stop prématurément. Avant que la pandémie de coronavirus repousse les Jeux d’un an au moment où la Franco-Camerounaise était revenue à son meilleur niveau. « Après l’opération, c’était une course contre la montre, je me suis entraînée comme une forcenée. Et quand j’ai touché au but, la Covid-19 est arrivée. Cela m’a aussi permis d’avoir plus de temps pour récupérer au niveau de ma blessure. »

 

« J’ai mis du temps à remonter la pente »

 

A un mois de l’échéance continentale de ce début du mois d’avril, un autre événement, plus intime, encore plus douloureux, est venue freinée la montée en puissance de Gaëlle Nayo Ketchanke. « J’ai perdu mon papa. J’ai pris un peu de retard dans ma préparation que j’essaie de rattraper. J’ai dû partir quelques semaines au Cameroun. J’ai été affectée plus mentalement que physiquement. J’ai mis du temps à remonter la pente mais aujourd’hui ça va. »

 

Arrivée ce lundi à Moscou, Gaëlle Nayo-Ketchanke entre en lice vendredi dans la catégorie -81kg. Jusqu’à pénétrer dans l’arène, ses journées seront rythmées par des entraînements et du repos. Et lorsqu’elle s’en ira soulever ses premières barres en  compétition, en pensant à son père « qui (la) pousse vers l’avant », l’haltérophile française mettra toutes ses forces et son énergie dans la course à la qualification olympique.

Loïc Feltrin
Crédit photo : FFHM
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