À l’approche de la 49e édition du Schneider Electric Marathon de Paris, le contingent tricolore n’a jamais semblé aussi ambitieux en vue du 12 avril 2026.
Le printemps 2026 s’annonce brûlant sur les pavés parisiens. Alors que près de 60 000 coureurs s’apprêtent à s’élancer depuis les Champs-Élysées, tous les regards sont braqués sur une startlist française d’une densité exceptionnelle. Loin d’être de simples figurants face à l’élite mondiale, les athlètes bleus arrivent avec des chronos de référence qui font trembler les compteurs.
Félix Bour et Emmanuel Roudolff-Levisse : Le baptême du feu
C’est l’événement que les puristes attendaient : la grande première à Paris de deux des coureurs les plus rapides de l’histoire de France sur la distance reine. Félix Bour, fort de son impressionnant chrono de 2h06’41 réalisé à Valence en 2025, débarque dans la capitale avec le statut de 5e meilleur performeur français de tous les temps.
Il sera accompagné d’Emmanuel Roudolff-Levisse, dont la régularité et le récent record de 2h07’40 (Séville, 2025) le placent directement parmi les prétendants au top 10 mondial. Voir ces deux « fusées » collaborer sur le parcours parisien promet un spectacle de haute volée.
Le retour du « patron » Jason Pointeau
Il connaît chaque virage, chaque faux-plat de la capitale. Jason Pointeau, premier Français de l’édition précédente avec un temps de 2h10’36, revient pour confirmer sa montée en puissance. Le Guyanais, qui a depuis abaissé sa marque personnelle à 2h09’53 à Valence, affiche une confiance sereine. Son objectif ? Négocier les 42,195 km avec l’expérience d’un vieux briscard et la fougue d’un champion en pleine possession de ses moyens.
Un plateau féminin « olympique »
Chez les femmes, l’affiche est tout simplement époustouflante. Paris s’apprête à accueillir le trio de choc qui a porté les couleurs de la France lors des derniers Jeux Olympiques : Mekdes Woldu, Méline Rollin et Mélody Julien.
Le focus sera particulièrement mis sur Mekdes Woldu. Détentrice du record de France avec un temps stratosphérique de 2h23’13 (Barcelone, 2025), l’athlète ASICS revient avec une faim de loup. Après une blessure au pied qui l’avait cruellement privée des Mondiaux de Tokyo, elle voit en ce Marathon de Paris l’occasion parfaite de prendre sa revanche sur le destin et, pourquoi pas, d’améliorer encore sa propre marque de référence.
Pourquoi 2026 est une édition charnière ?
Au-delà de la performance pure, ce Marathon de Paris 2026 marque un tournant dans l’approche de la discipline en France. D’abord avec une densité jamais vue. Plusieurs athlètes sont capables de courir sous les 2h07 chez les hommes et 2h24 chez les femmes est un signe de la vitalité de l’école française de marathon.
Courir à domicile, devant un public estimé à plusieurs centaines de milliers de spectateurs, offre un supplément d’âme indispensable pour les derniers kilomètres souvent éprouvants entre le Trocadéro et la Porte Dauphine. Forcément un plus pour ces athlètes français qui utilisent désormais les outils technologiques les plus pointus, de l’analyse de foulée à la nutrition de précision, pour arriver à leur pic de forme le 12 avril.
























