Vous avez les chaussures, la montre GPS dernier cri et une réserve de gels énergétiques digne d’une survie en milieu hostile. Mais avez-vous entraîné l’organe qui commande tout le reste ? Plongée au cœur de l’importance de la préparation mentale dans le monde du running et du trail.
C’est une scène que tout coureur connaît. Kilomètre 32 d’un marathon ou 14ème heure d’un ultra-trail en pleine montagne. Les quadriceps hurlent, les poumons font de même, et, soudain, une petite voix s’installe confortablement dans un coin du crâne.« Et si je m’arrêtais ? »
À cet instant précis, ce n’est plus une question de VMA. C’est un duel. Un bras de fer entre votre volonté et votre cerveau. Ce dernier limite les performances bien avant que les muscles ne soient réellement en danger. Il garde une marge de sécurité, un « fonds de roulement » d’énergie pour vous empêcher de mourir d’épuisement. Travailler son mental, c’est apprendre à renégocier ce contrat de sécurité.
Marathon et Ultra-trail, le chaos comme terrain de jeu
En trail, la dimension mentale prend une ampleur exponentielle. Le terrain est changeant, la météo capricieuse, et la solitude peut devenir pesante. Là où le bitume demande de la régularité, le sentier exige de la flexibilité cognitive. Il faut accepter l’imprévu : la cheville qui tourne, la pluie qui s’invite, la lampe frontale qui faiblit. Marathonienne amateur, Léa l’a bien compris.
À 34 ans, elle visait les moins de 3h30. « Physiquement, j’étais prête. Mais dès que la douleur arrivait, je m’effondrais. Je me disais que je n’avais pas de talent. Puis j’ai appris à traiter mes pensées négatives comme des notifications sur un téléphone : je les vois passer, mais je ne clique pas dessus. Résultat : j’ai fini en 3h28, avec le sourire ! »
De son côté, Thomas, 42 ans, pratique l’ultra-trail (courses de plus de 80 km). Pour lui, le physique ne représente que 30 % de la réussite sur une course de 20 heures.
« Dans un ultra, tu passes par tous les états. Tu es un dieu au sommet d’un col à l’aube, et deux heures plus tard, tu es une loque humaine qui pleure. La préparation mentale m’aide à la segmentation. Je ne cours pas 160 km. Je cours jusqu’au prochain ravitaillement. Puis jusqu’au prochain arbre. Je découpe chaque étape en petites tranches. C’est ma technique. »
Mentaïa, le préparateur mental qui tient dans la poche
Des techniques concrètes, répétables et accessibles à tous, c’est ce que propose l’application française Mentaïa. Si tout cela semble complexe à mettre en place seul, c’est là qu’interviennent les nouvelles technologies au service de la psychologie du sport. Parmi elles, donc, l’application Mentaïa fait figure de petite révolution.
Fruit de recherches scientifiques menées dans des laboratoires lyonnais, Mentaïa démocratise une discipline autrefois réservée aux athlètes de haut niveau (qui paient parfois des fortunes pour des séances individuelles). L’application ne se contente pas de vous donner des « conseils de motivation » génériques, elle propose un parcours structuré autour de 5 habiletés cognitives fondamentales : la concentration, la confiance en soi, la motivation, le contrôle des émotions, et la gestion des pensées.
En 5 à 10 minutes par jour, via des séances d’audio et des exercices interactifs, Mentaïa transforme la préparation mentale en une routine aussi simple que de brosser ses dents ou lacer ses baskets. C’est l’équivalent d’un coach personnel, disponible 24h/24, pour le prix d’une paire de chaussettes de compression à l’année.
Une aventure intérieure avant tout
Courir, que ce soit sur la route ou en montagne, est un voyage qui commence toujours entre les deux oreilles. On peut avoir le meilleur moteur du monde, si le pilote panique au premier virage ou refuse d’accélérer, la voiture n’ira nulle part. En intégrant la dimension mentale à l’entraînement, chaque runner sera à même de gravir la plus dure des montagnes : celle imposée par le cerveau.























