Après des mois d’attente et de préparation, l’équipe de France de futsal s’apprête à retrouver l’intensité d’une grande compétition internationale. À partir d’aujourd’hui, les Bleus disputeront l’Euro 2026, réparti entre la Lettonie, la Lituanie et la Slovénie. Un rendez-vous majeur pour une sélection désormais installée sur la scène européenne, qui avance avec ambition mais sans perdre de vue l’exigence du très haut niveau.
Le voyage a commencé dès le samedi 17 janvier, direction Riga. La capitale lettone sera le premier camp de base des Bleus, rythmée par plusieurs séances d’entraînement au centre olympique puis à la Riga Arena, théâtre des deux premières rencontres tricolores. Une montée en puissance progressive, pensée pour arriver prêts au coup d’envoi officiel, dans un tournoi où chaque détail compte.
Ce championnat d’Europe marque une étape importante pour la France. Demi-finaliste surprise lors de la Coupe du monde 2024, la sélection tricolore n’avance plus masquée. Le statut a évolué, tout comme le regard porté sur ce groupe. Dans le groupe A, les Bleus devront se hisser à l’une des deux premières places pour poursuivre l’aventure. Face à eux : la Croatie, adversaire d’ouverture, la Lettonie, pays hôte et la Géorgie. Trois styles, trois contextes et autant de pièges à éviter dans une phase de groupes dense et exigeante.
La Croatie en ouverture, un test immédiat
L’entrée en lice face à la Croatie, ce mercredi 21 janvier à la Riga Arena, donne immédiatement le ton. Habituée des grandes compétitions, la sélection croate dispute sa septième phase finale européenne. Quatorzième nation au classement FIFA, elle reste une référence du futsal continental, portée par une culture forte des sports en salle et un jeu structuré autour de joueurs puissants et techniques.
La Croatie a changé de visage ces dernières années et a réalisé un parcours parfait lors des éliminatoires pour cet Euro. L’absence de son ancien leader offensif n’a pas affaibli son groupe, toujours capable de faire la différence sur phases arrêtées et dans le jeu de pivot. Dans le collectif actuel, un homme concentre l’attention : Marin Jelovčić.
À 34 ans, l’ailier croate, récemment revenu au pays après plusieurs saisons à Anderlecht, incarne le moteur offensif et émotionnel de son équipe. Grand, explosif, capable d’éliminer sur le dribble comme de frapper des deux pieds, il est le point d’ancrage autour duquel s’articule le jeu croate, aussi bien dans les temps forts que dans les moments de tension. Le bilan historique entre les deux équipes est équilibré, preuve de confrontations souvent serrées et disputées, mais les Français ont remporté 4 matchs sur les 5 derniers face aux Croates. Pour la France, il s’agira d’un premier révélateur, autant mental que tactique.
Ambition assumée et parcours balisé jusqu’à Ljubljana
Après la Croatie, les Bleus défieront la Lettonie, puis la Géorgie, avant un éventuel quart de finale programmé le 31 janvier, selon le classement final du groupe. La suite de la compétition mènera les équipes qualifiées vers Ljubljana, où se dérouleront le 4 février les demi-finales et le 7 février, le match pour la troisième place et la finale. La préparation a été pensée pour répondre aux exigences de cet Euro.
Les matchs amicaux disputés ces dernières semaines ont permis d’affiner les automatismes, sans masquer les axes de progression, notamment sur l’équilibre défensif. Le staff insiste sur la nécessité de maîtriser les temps faibles et de conserver une rigueur constante, condition indispensable pour exister dans un tournoi aussi relevé. Portés par un public fidèle, y compris loin de leurs bases, les Bleus avancent avec une double mission : performer sportivement et continuer à faire rayonner le futsal français.
























