Rémi Bassereau a déjà tout d’un grand

Rémi Bassereau : retenez bien ce nom ! Né en 1999, l’international tricolore dans les sélections de jeunes est l’une des grandes réussites de la formation à la française. Portrait d’un garçon dont on n’a certainement pas fini d’entendre parler…

 

Dans la famille Bassereau, je demande le fils. À seulement 18 ans, Rémi Bassereau est l’un des plus grands espoirs du volley-ball tricolore au poste de réceptionneur – attaquant. Un destin presque logique quand on sait que son papa, sa maman, mais également son grand-père, ont été des volleyeurs de haut niveau. Même Laurent Tillie, à l’accoutumée très prudent, ne tarit pas d’éloges sur cette grande promesse du volley-ball français. « La première fois que je l’ai vu, je l’ai trouvé assez extraordinaire dans sa gestion technique et du jeu. C’est un petit gabarit, mais il a un énorme jump. Pour son âge, je l’ai trouvé très dynamique et très mature. » Si le sélectionneur tricolore a immédiatement vu en Rémi un très grand espoir de la discipline, Christian Bassereau n’est pas étonné de la trajectoire de son fils. « On a su très tôt qu’il avait des dispositions particulières. Il a rapidement eu une latéralité parfaite et de vraies qualités de hauteur. Mais je pense que Rémi avait des dispositions pour n’importe quel sport. Au tennis, avant qu’il ne débute le volley, il était également bien disposé. En plus, c’est un perfectionniste, il peut paraître un peu nonchalant, mais c’est un très gros travailleur », explique le père de Rémi, qui n’est autre que son président. Car, même s’il est depuis plusieurs mois au Pôle Espoir de Montpellier, le jeune homme de 18 ans a conservé sa licence à Yerres, dans le club de ses débuts. Un héritage particulièrement bénéfique à bien des égards. « Cela fait trois ans qu’il ne s’entraîne plus ici, même s’il est toujours licencié à Yerres jusqu’à la fin de cette saison. C’est un peu le phare du club (rires). Il est connu par tous les gamins, c’est un vrai plus pour nous. En tant que président, je sais que parler de Rémi ne peut être que positif. Il nous a beaucoup apporté, c’est certain », enchaîne l’homme fort yerrois.

Une maturité impressionnante

Mais, au-delà des qualités indéniables que dégage ce bonhomme de près de deux mètres, c’est surtout par un mental impressionnant qu’il se distingue. Quand d’autres jeunes de son âge pourraient ne voir l’avenir qu’à travers une carrière professionnelle, l’international dans les sélections de jeunes ne se met absolument aucune pression. « Je prends les choses comme elles viennent, sans me prendre la tête. Si je me loupe, au final, ce n’est pas très grave. Le volley, ce n’est que du sport, c’est un jeu », raconte Rémi. Un trait de caractère qu’il a su développer très tôt dans sa carrière. « On est une famille de volleyeurs, mais cela fait déjà un petit moment que Rémi n’a plus besoin de nos conseils. C’est même lui qui a refusé, la première année où on lui a proposé le Pôle Espoir. Il a très clairement dit qu’il n’était pas encore prêt. Rémi sait ce qu’il veut », ajoute son père. Cette particularité, le licencié de Yerres a su la faire mûrir, en même temps que naissait son caractère sur un terrain. Très sérieux et appliqué, l’espoir tricolore, bien que très collectif, a besoin de se concentrer sur ses propres performances sur un terrain. Très sérieux et appliqué, l’espoir tricolore, bien que très collectif, a besoin de se concentrer sur ses propres performances sur un terrain. « C’est peut-être quelque chose qui va changer, mais Rémi ne veut pas être capitaine. Il a besoin de s’occuper de lui et d’être focalisé sur ce qu’il a à faire. »

> Découvrez la suite de l’article dans notre numéro 98 !

 

Par Bérenger Tournier

 

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