Tour de France 2018 : Le résumé de la 12ème étape

Geraint Thomas (Sky) a remporté sa deuxième victoire consécutive sur ce Tour de France. Il s’est imposé au sprint devant Tom Dumoulin (Sunweb) et Romain Bardet (AG2R), au terme d’une journée très animée… Enfin !

 

161 coureurs étaient au départ de cette 12ème Bourg-Saint-Maurice et l’Alpe d’Huez, avec un absent de marque : Rigoberto Uran (EF Education First). Deuxième du Tour de France l’an dernier, il annonçait en effet son retrait de la course dans la matinée, touché physiquement depuis sa chute sur les pavés dimanche dernier. Le départ était très rapide dans la Vallée de la Tarentaise. Les trente premiers kilomètres, en faux-plat descendant, sont avalés à 60km/h de moyenne. Une échappée se dessinait tout de même dans le début du col de la Madeleine (hors catégorie), et comprenait une trentaine de coureurs. Certains d’entre eux très menaçants pour le nouveau Maillot Jaune Geraint Thomas comme Steven Kruijswijk (Lotto-NL Jumbo), 6ème à 2’40. On y trouvait également Alejandro Valverde (Movistar, 11ème), Ilnur Zakarin (Katusha-Alpecin, 13ème), Mikel Nieve (Mitchelton-Scott, 14ème) et le maillot blanc Pierre Latour (AG2R La Mondiale, 20ème). Au sommet de la Madeleine, le peloton comptait 2’40 de retard, les Sky décidant de laisser filer.

Alaphilippe consolide son maillot à pois

Julian Alaphilippe (Quick-Step Floors) confortait son maillot à pois en passant en première position du col de la Madeleine, devant Warren Barguil (Fortunéo-Samsic). Dans la descente, il filait en compagnie de l’Autrichien Gregor Muhlberger (Bora-Hansgrohe) avant d’être repris par l’échappée, qui se reformait avec 26 coureurs dans le groupe. Pierre Rolland (EF Education First) profitait ensuite d’un temps mort dans la zone de ravitaillement pour prendre les devants. Le vainqueur de l’Alpe d’Huez en 2011 passait seul en tête les Lacets de Montvernier (2e catégorie), à 92,5 kilomètres de l’arrivée. Le peloton accusait alors plus de quatre minutes de retard.

Kruijswijk, combattif du jour

Rolland était ensuite rejoint par Valverde, Kruijswijk puis Barguil au pied du col de la Croix-de-Fer (hors catégorie), le plus long de ce 105ème Tour de France (29 km à 5,2%). Sept autres coureurs les rejoignaient par la suite, dont Robert Gesink (Lotto-NL Jumbo) et Andrey Amador (Movistar). A 73 kilomètres de l’arrivée, Kruijswijk décidait de tenter l’aventure seul. Le début d’une folle entreprise, son audace lui permettant de possèder 6’13 d’avance sur le peloton à 59 kilomètres du but. Il était alors Maillot Jaune virtuel pour 3’30, représentant ainsi une grande menace pour les candidats au podium final. C’est alors que les formations AG2R La Mondiale puis Movistar haussaient le rythme, sans toutefois parvenir à réduire l’écart, qui était de 6’10 au sommet de la Croix-de-Fer.

Bardet a tenté

Dans la descente, Kruijswijk maintenait son avantage, mais dans la vallée de 11 kilomètres menant au pied de l’Alpe d’Huez, son avantage se réduisait à 4’20 sous l’impulsion des coureurs de la Sky, Jonathan Castroviejo et Michal Kwiatkowski (Sky) en tête. A 10 kilomètres de l’arrivée, son avance se réduisait à 3’25. Après Nibali, Quintana et Landa, Romain Bardet (AG2R La Mondiale) décidait de tenter sa chance à 7 kilomètres de l’arrivée. Le Français parvenait à prendre une dizaine de secondes sur le groupe Maillot Jaune, mais Chris Froome reprenait et déposait Bardet à moins de quatre kilomètres de l’arrivée. Dans la foulée, le Britannique avalait Kruijswijk avant d’être finalement repris par Thomas, Bardet, Dumoulin et Landa. Les cinq hommes se jouaient la victoire au sprint. Et c’est Geraint Thomas qui l’emporte, devenant le premier porteur du Maillot Jaune à s’imposer au sommet de l’Alpe d’Huez sur une étape en ligne. Une deuxième victoire en deux jours pour le Gallois, qui s’installe un peu plus comme le patron de ce Tour de France 2018.

La rédaction
Crédit photo : Belga / Icon Sport
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