Cyclisme sur piste – Quentin Caleyron : « Finir dans le Top 8 »

L’équipe de France de cyclisme sur piste dispute les Mondiaux, à Berlin, du 26 février au 1er mars. Quentin Caleyron disputera la Vitesse individuelle, avec un bel objectif de progression pour celui qui a déjà disputé des Jeux olympiques, en BMX.

 

Quentin, que pensez-vous du nouveau Look T20 ?
Je l’ai reçu la semaine dernière, afin d’avoir trois semaines d’entraînement avec avant les championnats du monde. C’est un vélo vraiment allégé, je l’ai tout de suite senti. Sur du démarrage, on le sent énormément. Moi, j’essaye de perdre des kilos, donc si le vélo en perd, c’est bien aussi. Le poids, c’est vraiment très important sur piste. L’aérodynamique, c’est toujours plus difficile à ressentir, mais mes temps sont plutôt rapides, donc ça joue. Pour la rigidité, j’ai aussi senti une différence par rapport à mon ancien vélo.

 

C’est plutôt de bon augure avant les Mondiaux. Quels sont vos objectifs ? 
L’an dernier, j’ai participé à mes premiers Mondiaux. J’avais été sélectionné après la blessure de Rayan Helal, car j’étais initialement remplaçant. J’étais prêt, mais pas autant que cette année. Je suis vraiment bien préparé, j’ai fait une bonne perf’ il y a deux semaines au Canada. On gagne la Vitesse par équipes et je fais deuxième en Vitesse individuelle, en faisant mon meilleur temps sur 200 mètres, 9’66. C’est un bon temps, et je pense pouvoir rivaliser avec le Top 8. Mon objectif, c’est au moins de finir dans le Top 8, ce serait une bonne performance après deux ans de pratique.

 

 

Les bons résultats de Milton doivent vous donner de la confiance avant Berlin…
Faire beaucoup de matchs, c’est important à un mois des championnats du monde. J’aime beaucoup courir, pour avoir toutes les sensations. C’est encourageant.

 

Après deux ans de pratique, êtes-vous toujours en phase de progression, tactique et technique notamment ?
Oui, forcément, même si j’ai progressé très rapidement, il reste plein de points à améliorer. Cela se ressent sur les temps, qui descendent petit à petit. En ayant des exemples comme Quentin (Lafargue), ça aide beaucoup à progresser. C’est l’école française. J’aime être en groupe, c’est un collectif qui s’entend bien. Les stages ensemble, c’est vraiment un plaisir. Si j’avais été dans un pays où il n’y avait personne, je n’aurais pas eu la même progression.

 

« Le BMX ne me manque pas »

 

Le BMX ne vous manque pas trop ?
Non, le BMX ne me manque pas. Mon choix d’arrêter, c’était pour me lancer dans un nouveau challenge. Je me régale sur piste, j’ai la banane tous les jours pour aller m’entraîner.

 

La piste, est-ce une adrénaline différente par rapport au BMX ?
C’est un sport complètement différent. Le BMX est un sport avec beaucoup de sensations. Sur piste, il y en a un peu moins, même si on va à des vitesses vraiment supérieures.  En BMX, c’est 65 km/h, sur piste on fait quasiment des pointes à 80 km/h. Le défi de tout recommencer à 30 ans, comme si j’avais 16 ans, j’avais vraiment l’impression de revenir à ma jeunesse, quand je commençais une discipline.

 

 

Vous deviendrez peut-être un athlète qui aura fait les Jeux dans deux disciplines différentes…
C’est mon objectif. Tokyo, à moins de faire une très grosse performance sur ces championnats du monde, j’ai peu de chances d’y aller, il faut être honnête. En général, il faut faire partie de la Vitesse par équipes pour aller aux Jeux. Ce n’est donc pas super bien parti pour moi, sauf si je fais une grande performance en Vitesse individuelle à Berlin. Mon objectif, c’est surtout Paris 2024. J’aurai 36 ans, c’est vrai que ça peut paraître compliqué, mais ma progression est la même que si j’étais un Junior. Il n’y a que le corps qui peut me limiter à un moment donné, mais je suis en super santé, je fais très attention à tout pour être en forme. Et je suis assez confiant pour faire du vélo jusqu’à 36 ans.

 

Pas facile de se faire une place dans une équipe de Sprint très performante…
Les places sont très chères, nous sommes 7 sur quatre disciplines, c’est un collectif très dense. La concurrence est rude, mais c’est aussi ce qui fait notre force.

 

Propos recueillis par Simon Bardet
Crédit photo : Icon Sport
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