BMX – Léo Garoyan : « Je n’ai aucune limite, je veux être le meilleur »

À seulement 21 ans, le champion de BMX Léo Garoyan fait la fierté de son club de Besançon. Après avoir tout raflé chez les juniors, ce dernier veut réitérer ses exploits en catégorie élite. Du côté de Vérone (Italie), le jeune pilote a atteint pour la première fois de sa carrière une finale en World Cup. Entretien avec la nouvelle pépite du BMX français.

 

Comment vous êtes-vous lancé dans le BMX ?

Avec mon papa, nous faisions du vélo du côté de Fréjus. J’avais 4 ans et je roulais sur un skatepark pour m’amuser, lorsqu’une dame est venue voir mon père pour lui demander si je faisais du BMX. Étant donné que je n’en faisais pas, cette dernière nous a expliqué ce que c’était et cela m’a tout de suite séduit. J’ai donc pris ma première licence la semaine suivante. J’ai tout de suite accroché avec l’adrénaline de la vitesse et des sauts. De plus, il y a de la compétition avec les autres concurrents, et j’aime ça.

 

Désormais, vous courrez sous les couleurs du BMX Besançon. Quelle histoire entretenez-vous avec ce club ?

Pour la petite histoire, je connaissais Thomas Barroca qui est entraîneur du club et qui était pilote. Je roulais avec lui une année sur deux puisqu’il a un an de plus que moi. Nous nous sommes toujours très bien entendu. Mon ancien coach, Simon Duchene, était également au club de Besançon. J’ai donc toujours connu le club à travers les autres. La rencontre de ma copine (qui habite à Besançon) ainsi que des problèmes dans mon ancien club m’ont tout naturellement dirigé ici. Depuis, je m’y sens comme chez moi. Il y a un aspect familial que j’aime bien. J’ai toujours placé mes proches avant tout, et dans ce club-là c’est un peu la même chose. C’est une deuxième famille.

 

Vous êtes jeune mais déjà très prometteur. Comment gérez-vous le fait d’être l’un des meilleurs pilotes de France ?

Avant ma finale en World Cup, j’avais du mal à prendre conscience du niveau que j’avais. Mais c’est vrai que depuis que j’ai fait cette finale, je peux le dire, je suis l’un des meilleurs pilotes de France, voir du monde. Cela m’apporte une réelle satisfaction. Je peux me dire que tout le travail effectué en amont a payé. Tout cela paye enfin. Je me dis donc qu’il faut que je continue de travailler pour essayer de garder cette forme-là et même devenir encore meilleur pour accomplir mes rêves : aller chercher une médaille olympique et un titre mondial chez les élites.

 

Espérez-vous vous qualifier pour les Jeux de Tokyo ?

Pour Tokyo cela va être très compliqué. Il y a d’autres pilotes Français qui sont déjà plus âgés et plus expérimentés que moi. Je ne ferme pas les portes mais je pense que ça va être dur de me qualifier. Je pense plus à Paris 2024 qui seront plus des Jeux pour ma génération. En revanche, je ne me focalise pas encore dessus pour ne pas rater des courses actuelles que je ne dois pas rater. Je préfère me focaliser sur les objectifs de maintenant. Comme ma maman me dit avant chaque course, « step by step » (étape par étape).

 

Quels sont vos objectifs pour les années à venir ?

Ce que j’ai fait en juniors, je veux le rééditer chez les élites. Je veux être champion du monde, champion d’Europe et champion de France. J’ai tellement de motivation et d’envie pour réussir dans mon sport… Si on veut quelque chose, il faut tout mettre en œuvre pour l’avoir. Cela ne peut pas arriver du jour au lendemain sans ne rien faire. Je n’ai aucune limite, je veux toujours être le meilleur.

Propos recueillis par Mattéo Rolet

Crédit photos : Icon Sport et
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