À 27 ans, Christophe Mbori s’apprête à disputer le 4 avril le championnat de France des poids welters face à Lucas Migotti, à Lisieux, lors de la soirée PALATINA 6. Pour sa troisième participation, mais une première dans cette catégorie, le boxeur aborde ce rendez-vous avec lucidité et détermination. Entre adaptation tactique, sacrifice sur la balance et envie de décrocher enfin la ceinture, il joue gros.
Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours ?
Je suis Christophe Mbori, j’ai 27 ans et ça va être ma troisième participation au championnat de France, mais la première dans cette catégorie là, parce que j’ai changé de catégorie.
Pourquoi ce changement ?
Parce que les personnes que j’affrontais en 69 kg, ils venaient souvent de catégories plus lourdes, autour de 80 kg. Donc, le jour du combat, quand la personne se posait sur toi, tu sentais le poids.
Vous allez affronter Lucas Migotti. Qu’est-ce que ce combat représente pour vous ?
Pour moi, c’est un très gros combat et une dernière chance, parce que j’ai déjà dit cela la dernière fois et vu comment je souffre pour la perte de poids, c’est un peu compliqué. Donc si je ne gagne pas, ce sera mon dernier championnat de France.
Dans quel état d’esprit abordez-vous ce rendez-vous ?
Je suis bien, même très bien. Tout simplement, tout se passe sur le ring, donc on verra le 4 avril.
Vous avez déjà affronté cet adversaire. Est-ce un avantage ?
Les compteurs sont remis à zéro. Pour moi, il n’y a pas de combat gagné d’avance. Je vais tout faire pour gagner et je pense que lui aussi, il va venir surtout pour me faire très mal. Donc on va essayer de tout faire pour faire les 10 rounds.
Vous avez changé de catégorie. Qu’est-ce que cela va changer ?
Pour la préparation, il y a déjà l’alimentation. Je ne mange plus beaucoup parce qu’avant j’étais en 69 kg et là je suis descendu à 66 kg, et c’est très dur. Sinon, je suis beaucoup plus déterminé, mais il n’y a pas grand-chose d’autre qui change dans la préparation.
Comment vous définiriez-vous sur le ring ?
Je suis plutôt un joueur, c’est-à-dire qu’en fonction de qui j’ai en face de moi, je m’adapte et j’essaie de jouer sur les fautes des autres. Donc mon point fort, c’est de travailler sur la faute. Après, on verra comment ça se passe sur les deux premiers rounds et après avec le coach on s’adaptera.
Avez-vous analysé votre adversaire ?
Oui, on l’a un peu analysé. C’est un boxeur qui avance. Si je peux alterner entre avancer et reculer, ça sera bien. Je prépare ce combat depuis janvier et je n’ai pris que des sparrings de ce profil-là, pour m’entraîner. Si j’ai toute ma frappe et ma vitesse, ça peut faire la différence.
Quelles sont les dernières étapes avant le 4 avril ?
Il reste un sparring cette semaine, puis on continue la descente de poids doucement. Après, il n’y a plus qu’à.
Que représenterait une victoire pour vous ?
Ce serait le résultat d’un travail acharné. Ça fait quatre ans que je suis professionnel, trois championnats de France… à un moment donné, je veux cette ceinture.


























