À Crozet, dans l’Ain, l’équipe de France a pris la 10e place des championnats d’Europe de dressage. Une édition historique, organisée pour la première fois en France, où les cavaliers tricolores ont surtout engrangé de l’expérience précieuse en vue des prochains Mondiaux.
Les écuries Jiva Hill accueillent, du 27 au 31 août, l’élite européenne du dressage pour les championnats d’Europe de dressage, jamais encore disputés en France. Au départ, 62 couples représentant 18 nations et 14 équipes en lice pour décrocher l’or collectif. Côté tricolore, Anne-Sophie Serre, Bertrand Liegard, Alexandre Ayache et Pauline Basquin ont porté la veste bleue. Au terme des deux jours du Grand Prix, la France termine à la 10e place, dans un championnat pensé avant tout comme une étape de transition et de construction.
Une équipe en apprentissage
Mercredi 27 août, Anne-Sophie Serre et Jibraltar de Massa avaient la tâche difficile d’ouvrir la marche, pour leur premier grand championnat. Un cheval tendu et quelques fautes inhabituelles limitent leur reprise à 67,401 %. Bertrand Liegard, associé à Ginger, signe une prestation prometteuse mais pénalisée par une erreur coûteuse dans les changements de pied aux temps (66,227 %).
Jeudi, Alexandre Ayache et Ruling Olivia, champions de France en titre, obtiennent 68,152 % malgré deux fautes dans le zig-zag au galop puis les changements de pied aux temps. Enfin, Pauline Basquin et Sertorius de Rima Z*IFCE ferment la marche. Leur reprise, entachée de tensions au galop, plafonne à 68,587. Une frustration pour le couple, qui espérait retrouver la finale individuelle en musique, comme lors de l’édition de Riesenbeck il y a deux ans. Avec trois scores comptabilisés, la France totalise 204,146 points, synonyme de 10e rang.
Objectif Mondiaux 2026
Pour le sélectionneur Jean Morel, l’essentiel était ailleurs : tester de nouveaux couples et préparer l’avenir, même s’il pense qu’ils auraient pu faire mieux. Trois des quatre chevaux français participaient à leur premier grand championnat, une étape jugée indispensable avant les Mondiaux d’Aix-la-Chapelle en 2026 pour une qualification aux Jeux de 2028. Malgré la déception du classement, les performances ont montré des bases solides et un vrai potentiel de progression.
Les Bleus quittent donc Crozet sans médaille ni finale individuelle, mais avec une certitude : le réservoir existe et la relève se construit, pas à pas, vers les grandes échéances à venir.