La saison est lancée pour l’équipe de France masculine de beach handball. Réunis quatre jours à Toulouse, les Bleus ont posé les premières pierres d’une année particulière, marquée par un rendez-vous historique au mois de juin : leur toute première participation à un championnat du monde, programmé à Zagreb. Entre travail de fond, évaluation physique et intégration, ce premier rassemblement a donné le ton.
C’est à l’abri, sur les terrains couverts et chauffés du CREPS de Toulouse, que l’aventure 2026 a réellement commencé. Quatre journées denses, rythmées par des séances longues, exigeantes et par une série de tests destinés à dresser un état des lieux précis du groupe. L’objectif était clair : redémarrer fort, tout en construisant progressivement une base solide pour une saison qui ne ressemble à aucune autre.
Un premier rassemblement pour poser les fondations
À Toulouse, le staff a pu travailler dans des conditions optimales, propices à un lancement sans précipitation mais sans retenue. Les joueurs sont arrivés préparés, parfois très en avance sur le plan physique, ce qui a permis d’installer rapidement une intensité élevée à l’entraînement. Cinq blocs de travail ont structuré le stage, dont un partagé avec des joueurs extérieurs, offrant une opposition riche et variée.
Ce premier rendez-vous a aussi été l’occasion de revisiter les projets de jeu à six mois du Mondial. Ajustements tactiques, précision dans les enchaînements, mais aussi observation individuelle : tout a été passé au crible. En parallèle, un important travail d’évaluation athlétique a été mené, notamment autour des qualités de saut, afin de mieux quantifier les charges et les besoins spécifiques du beach handball de haut niveau.
Élargir la base, préparer l’avenir
Au-delà de la performance immédiate, ce stage avait une autre fonction essentielle : élargir le vivier. Avec un groupe final réduit à dix joueurs pour le championnat du monde, la concurrence est réelle, mais elle ne s’est jamais traduite par de la tension. L’état d’esprit observé à Toulouse a été celui de l’apport collectif, de la progression commune. L’intégration de nouveaux profils, notamment au poste de gardien, s’inscrit dans cette logique.
L’objectif est de construire une base large et cohérente, capable de répondre aux exigences internationales. La transition entre les différents niveaux de pratique reste un défi, mais le staff assume ce choix de long terme, convaincu que seul un travail physique et spécifique approfondi permettra de franchir un cap. Ce rassemblement a aussi servi de point de départ à un suivi individualisé. En dehors des périodes sur le sable, un accompagnement sera maintenu, qu’il soit physique, médical ou socio-professionnel, afin de garder un lien constant avec les joueurs tout au long de l’hiver et du printemps.
Une montée en puissance jusqu’au mois de juin
Après Toulouse, la saison des Bleus suivra une trajectoire progressive. Un nouveau stage est prévu en mars à Hammamet (Tunisie), avant une séquence décisive en juin. Le tournoi EBT de Lacanau servira de répétition grandeur nature, avant un ultime rassemblement à Créteil, juste avant le départ pour la Croatie. Du 21 au 29 juin, l’équipe de France vivra une grande première avec sa participation au Mondial à Zagreb. Un moment attendu, fruit de plusieurs mois de préparation, d’ajustements et d’analyses, notamment autour du jeu des futurs adversaires. La saison est encore longue, mais le message est clair : le cadre est posé, la dynamique enclenchée.























