Dessinateur de bande dessinée depuis près de trente ans, BLOZ a publié le deuxième tome de PING, une BD consacrée au tennis de table, réalisée avec son fils Axel. Pongiste amateur, il plonge dans un univers qu’il connaît bien pour raconter ce sport avec humour, précision et dynamisme. Rencontre avec un dessinateur qui cherche avant tout à transmettre l’énergie et les émotions du ping à travers ses planches.
Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours de dessinateur ?
Je suis BLOZ, dessinateur de BD depuis peut-être une trentaine d’années. J’ai pas mal d’albums à mon actif et surtout chez Bamboo Édition. J’ai posé mes valises là, il y a plus de 20 ans dans cette boîte d’édition qui était assez jeune et puis on progresse ensemble je dirais.
PING est-elle votre première BD consacrée au sport ?
Pour les JO de 2008 à Pékin, j’avais déjà fait un album qui s’appelait Les Zathlètes. C’était un tome occasionnel pour les JO de 2008. Après entre deux, j’ai bossé sur plein d’autres séries, mais pas dans le sport. Et là, on est revenu sur le sport, parce que c’est une discipline que j’ai pratiqué avec mes deux enfants et que je continue avec mon fils.
Le tennis de table est un sport très rapide. Comment retranscrire cette vitesse en dessin ?
Il faut essayer d’avoir des personnages très dynamiques. Je n’hésite pas à mettre quatre, cinq ou six bras sur un même personnage. Il faut que ça court, que ça bouge. On bosse en 2D, donc ce n’est pas toujours évident, mais on essaye de mettre les gouttes de transpiration, les bruits des raquettes, les bruits de la table. C’est intéressant aussi de retrouver les postures pour les frappes en revers ou en coup droit, la variété des services. C’est un exercice mais c’est marrant.
Comment travaillez-vous concrètement sur la création des gags et des planches ?
On l’a étalé sur quasiment un an. Axel cherche pas mal de pistes : l’historique du sport, les compétitions récentes, le matériel. Quand il a une dizaine de pitchs, on se met à table avec papier et crayon. On discute, on rebondit sur les idées, on cherche des informations. Je fais ensuite un storyboard rapide sur une feuille avec huit cases. Si ça marche, j’en fais un plus propre pour l’éditeur. Quand tout est validé, j’attaque les originaux. Après, ça part chez Bamboo Édition : les bulles sont retapées, ça part à la couleur et toute la chaîne de fabrication se met en route.
Dans la création de la BD, vous vous appuyez aussi sur votre expérience personnelle de pongiste…
Oui et puis je vais parfois au club juste pour regarder et faire plein de photos. Même si après on déforme les corps et on amplifie les mouvements dans le dessin d’humour, je préfère partir de gestes justes et d’attitudes réalistes. J’aime bien avoir une source de documentation
Ce nouveau volume contient également un dossier pédagogique avec la FFTT. Comment est né ce partenariat ?
La maison d’édition s’est rapprochée de la FFTT pour proposer le projet. Ça lui a tout de suite plu et elle s’est proposée d’être partenaire. On lui a confié quatre ou cinq pages en fin d’album. La FFTT rentre plus en détail sur les différentes façons de s’inscrire, sur l’évolution de ce sport et aussi sur l’intérêt de le pratiquer pour la santé. Elle nous a fait un joli dossier et on est très contents d’avoir ce partenariat, parce que pour nous ça valide notre travail. Ça veut dire qu’on a fait quelque chose de sérieux malgré le fait que ce soit une BD d’humour.
Qu’espérez-vous pour la suite de la série ?
J’espère vraiment que cet album trouvera ses lecteurs, parce que nous on l’a fait pour eux. C’est un plaisir de travailler sur un sujet comme ça, surtout avec mon fils. J’espère que les pongistes s’y retrouveront et qu’ils nous donneront peut-être la chance de pouvoir faire un tome 3. Si on en a la chance, on ira davantage dans les anecdotes et dans ce qui se passe dans les autres pays, avec aussi les résultats sportifs qui sont ramenés par la France.


























