À 24 ans, Axel Grenon signe le scénario de PING, une bande dessinée consacrée au tennis de table réalisée avec son père, le dessinateur BLOZ. Pongiste depuis l’enfance, il puise dans son expérience, dans l’actualité du ping français et dans les anecdotes de clubs pour écrire une BD d’humour qui parle autant aux passionnés qu’aux curieux.
Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Axel Grenon, j’ai 24 ans. Je suis arrivé dans la BD, parce que mon père est dessinateur, donc j’ai toujours grandi dans ce milieu là. C’était naturel pour moi de faire une BD avec mon père, sachant qu’on est tous les deux pratiquants de tennis de table. Donc c’était le sujet logique à aborder ensemble, d’autant plus que dans le milieu de la BD, il n’y avait rien sur le milieu du ping.
Pouvez-vous revenir sur les deux premiers tomes de PING ?
Le tome 1, c’était après les JO avec les frères Lebrun, donc on voulait vraiment toucher un public très varié. On avait beaucoup de scénarios sur comment se lancer dans le ping, sur certains gestes types, mais on voulait vraiment élargir le public. Et là sur le tome 2, sachant qu’il y a toujours l’ascension des frères Lebrun, on essaye plus de toucher un public pongiste. Donc c’est un peu plus précis, plus sur la technique, sur l’apprentissage, sur du matériel, etc. L’idée, c’est que les pongistes se sentent concernés et qu’ils se reconnaissent là-dedans.
Au quotidien, comment fonctionne votre duo avec votre père sur cette BD ?
On a toujours fait du ping ensemble et j’ai grandi dans le monde de la BD. Faire une BD sur le ping avec mon père, pour moi c’est vraiment un bonheur. Ce qui me marque, c’est quand on trouve des idées ensemble et qu’on se marre pendant des heures devant nos scénarios. Après, quand on les présente à l’éditeur et que tout le monde éclate de rire derrière son téléphone, là on se dit que ça peut marcher.
Comment avez-vous travaillé sur ce deuxième tome ?
Ça nous a pris un petit peu moins d’un an. Moi je cherche des idées, des pitchs de mon côté. Je lis pas mal de bouquins, je regarde beaucoup de matchs et de compétitions. Et puis on se base aussi sur notre vécu personnel, ça fait 15 ans qu’on pratique. Ensuite on se met ensemble dessus, on travaille les pistes pour en faire un scénario plus construit. Après on les met sur papier et une fois qu’on est bons tous les deux sur le scénario, c’est BLOZ qui prend le relais pour le dessin. On travaille quand même beaucoup en équipe.
Aviez-vous un point de départ précis pour ce tome 2 ?
On essaie toujours de jongler avec les frères Lebrun et l’ascension des Français. On parle beaucoup autour d’eux et de l’effet JO qu’il y a eu en France, qu’on ressent beaucoup dans les clubs. Après ce sont aussi des idées qui nous viennent naturellement parce qu’on est pongistes nous-mêmes. Et puis lors de salons BD ou d’interventions, des gens de la Fédération nous donnent aussi des idées. Par exemple des arbitres qui nous racontent leur vécu et nous envoient des petites idées à utiliser.
Dans votre BD, vous montrez aussi l’ambiance particulière du tennis de table ?
Oui, parce que le ping c’est quand même un sport très amical. On rencontre beaucoup de gens, on voit beaucoup de têtes. C’est très différent de sports plus médiatisés, comme le foot. Donc on parle beaucoup de ce côté très amitié, bon enfant, très rigolo en général.
Le tome 2 s’adresse davantage aux pongistes. Est-il toujours accessible au grand public ?
Oui tout à fait. On utilise parfois des termes un peu plus techniques, mais ça touche aussi bien des jeunes qui veulent se lancer au ping, que des gens qui jouent au camping ou qui ont joué quand ils étaient jeunes. On essaie de parler à tout le monde et que ça donne envie à des enfants de s’inscrire et de jouer.





























