La Fédération Française d’Athlétisme change de braquet. Entre analyse de données massives et pédagogie médicale, l’institution s’affirme désormais comme le partenaire incontournable de tous les coureurs, licenciés ou non.
MyDataRun entre en piste
La grande annonce de ce printemps 2026 est sans conteste le lancement prochain de MyDataRun. Prévue pour la fin du mois de mai, cette plateforme numérique promet de transformer les millions de foulées anonymes en un outil de pilotage de performance ultra-personnalisé.
L’ambition est de taille : compiler deux décennies de résultats issus de toutes les courses labellisées sur le territoire français. Pour le coureur, c’est une mine d’or. Imaginez pouvoir retracer l’historique complet de vos chronos, analyser votre progression par distance ou par zone géographique, et surtout, vous situer précisément dans la hiérarchie nationale. Que vous soyez au niveau « départemental 7 » ou que vous visiez le « niveau international A », MyDataRun permet de se confronter aux bilans annuels et aux barèmes fédéraux.
Au-delà de la nostalgie ou de l’ego, l’outil se veut pratique. Il facilitera l’accès aux sas préférentiels grâce à des justificatifs de performance officiels et regroupera en un seul lieu les documents administratifs essentiels (licence ou attestation PPS). C’est une réponse directe à la numérisation croissante du sport et aux besoins de simplification exprimés par les pratiquants.
La fin du certificat médical, le début de la responsabilité
Si la technologie séduit les compétiteurs, la santé reste le pilier central de la stratégie fédérale. Le succès fulgurant du PPS valide un changement de paradigme. Comme le souligne le docteur Frédéric Depiesse, membre de la commission médicale de la FFA, le traditionnel certificat médical laissait place à une forme de passivité. Le PPS, lui, mise sur l’éducation.
En s’appuyant sur des sommités comme le Professeur François Carré, la Fédération diffuse des messages clés sur le sommeil, la récupération et la nutrition. L’objectif ? Rendre le coureur autonome. Dans un contexte où 69 % des coureurs pratiquent en solo, hors du cadre des clubs, cette mission d’information devient un enjeu de santé publique. Il ne s’agit plus seulement de vérifier que le cœur tient le choc, mais d’apprendre à chaque sportif à écouter son corps et à adapter ses projets à sa condition réelle.
La FFA au service de tous les coureurs
Avec environ 4 millions de résultats recensés par le dernier baromètre de l’Union Sport et Cycle, le running est devenu un phénomène de société massif. La FFA l’a bien compris : son rôle dépasse désormais les frontières de ses 2 600 clubs affiliés.
« Notre ambition est d’offrir à tous et à chacun des contenus dédiés à leur progression », affirme Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée de la FFA. Cette ouverture se traduit concrètement sur le terrain lors du Run Expérience. Jusqu’au 11 avril, les futurs marathoniens peuvent s’initier aux gestes qui sauvent, apprendre à prendre leur pouls de manière autonome ou bénéficier des conseils nutritionnels de Mathieu Jouys, l’expert qui accompagne les équipes de France.
En combinant la puissance de la data historique et une approche moderne de la prévention, la Fédération Française d’Athlétisme prouve qu’elle n’est pas qu’une instance de contrôle, mais bien un moteur d’innovation. Pour le coureur du dimanche comme pour l’athlète de haut niveau, l’horizon 2026 s’annonce plus structuré, plus sûr et, surtout, plus éclairé.

























