Du 22 au 25 octobre, les échecs ont côtoyé les jeux vidéo à Paris Expo Porte de Versailles. Pour sa première participation à la Paris Games Week, la Fédération française des échecs (FFE) a installé son stand dans l’espace sport de la Région Île-de-France avec l’idée de convaincre les amateurs de jeu en ligne de rejoindre un club.
Un robot pour attirer les curieux
Sur le stand de la FFE, chacun pouvait choisir son adversaire et sa façon de jouer. Échiquier classique, tablette tactile ou partie contre un robot : plusieurs formats étaient proposés aux visiteurs pendant les quatre jours du salon.
Le choix de la Paris Games Week n’a rien d’anodin. En 2025, l’événement avait attiré 161 000 personnes, et beaucoup connaissent déjà les échecs grâce aux plateformes en ligne, mais n’ont jamais joué en club. La fédération voulait justement aller à leur rencontre, dans un salon où le jeu et la compétition sont au cœur de l’événement.
Amener les joueurs en ligne vers les clubs
Les échecs se pratiquent de plus en plus sur Internet, parfois à toute heure et contre des adversaires du monde entier. Mais jouer depuis son écran ne signifie pas forcément connaître les clubs de sa ville ou participer à des compétitions en présentiel.
C’est sur ce lien entre les deux pratiques que la FFE souhaite travailler. Une partie en ligne peut donner envie d’aller plus loin, de progresser avec un entraîneur ou de découvrir les tournois organisés près de chez soi.
La fédération dispose déjà d’une base solide : elle comptait plus de 92 000 licenciés à la fin de la saison 2025-2026, un record. Sa présence à la Paris Games Week doit notamment lui permettre de toucher des joueurs qui ne sont pas encore licenciés.
Les échecs aussi dans l’univers du gaming
Cette première participation reflète aussi la place prise par le jeu en ligne dans la discipline. Les échecs ne se limitent plus aux clubs et aux compétitions traditionnelles, ils ont trouvé leur public sur les plateformes numériques et se rapprochent désormais de l’univers de l’esport.
Pour la FFE, le défi sera de faire durer l’intérêt au-delà du salon et de transformer la curiosité des visiteurs en nouvelles pratiques. La fédération a en tout cas profité de ce rendez-vous parisien pour présenter les différentes façons de jouer aux échecs, du plateau aux écrans.


























