Le 29 juillet 2024, Nicolas Gestin devient champion olympique de canoë slalom aux Jeux de Paris. Son entraîneur à la Fédération française de canoë-kayak, Guillaume Berge, célèbre lui aussi cette médaille d’or. Mais la soirée prend une tout autre tournure quelques heures plus tard, dans le 11e arrondissement de la capitale. Plus de deux ans après les faits, l’ancien coach est jugé pour rébellion et violences volontaires sur des policiers.
Une altercation après une nuit de fête
Guillaume Berge a reconnu avoir bu « six ou sept bières » avec des amis avant d’être contrôlé par la police, peu avant 3 heures du matin. Les agents l’auraient surpris en train d’uriner dans un passage. À l’audience, il raconte avoir tenté de détendre l’atmosphère en leur demandant de quel « type d’urine » ils parlaient. Mais le ton monte lorsqu’il prend la fuite au moment du contrôle d’identité.
« Je n’avais pas envie d’avoir des problèmes supplémentaires », explique-t-il au procès.
Après une course-poursuite et une chute, l’ancien entraîneur se retrouve aux prises avec quatre policiers. C’est là que les versions divergent. Un fonctionnaire affirme avoir reçu des coups au visage. Guillaume Berge, lui, conteste avoir porté des coups intentionnels et assure avoir subi des violences alors qu’il était menotté au sol.
Les images vidéo montrent notamment qu’un policier a utilisé son pistolet à impulsion électrique à trois reprises pour le maîtriser. Des coups au visage auraient également été portés pour le faire cesser de se débattre.
Il a aussi porté plainte
Guillaume Berge a déposé une plainte avec constitution de partie civile contre les quatre policiers, selon Le Parisien. De son côté, le parquet de Paris a requis six mois de prison avec sursis et un stage de citoyenneté. Le jugement a été mis en délibéré.
L’affaire a aussi eu des conséquences sur sa carrière. La Fédération française de canoë-kayak l’a licencié après les faits. Son directeur technique national, Ludovic Royé, avait alors qualifié son comportement d’« inadmissible ».
La médaille de Nicolas Gestin restera l’un des beaux souvenirs de ces Jeux de Paris. Pour son entraîneur, la nuit de célébration a en revanche tourné au vinaigre judiciaire, avec une affaire dont l’issue est désormais attendue.























