Les 21 et 22 novembre, le Supercross fait son retour à la Défense. Et l’événement traîne avec lui une drôle de particularité. En effet, Paris reste la seule ville au monde, en dehors des États-Unis, à organiser chaque année une épreuve de ce calibre.
Bercy, un pari un peu fou qui a fini par payer
Tout démarre le 14 mars 1984. Des camions déversent de la terre dans le tout jeune Palais Omnisports de Paris Bercy, et le public parisien tombe des nues devant un spectacle qu’il n’a jamais vu : pom-pom girls, jeux de lumière, motos qui volent. Les Américains débarquent, sûrs d’eux, persuadés que les Européens ne pourront pas suivre. Mauvais calcul : l’épreuve prend, et prend fort. Les plus grands noms de la discipline, Jeremy McGrath, James Stewart, viennent défiler à Bercy année après année.
Après trente ans dans cette salle devenue mythique, le Supercross plie bagage pour Lille, avant de revenir en région parisienne en 2017, cette fois à la Défense. Cette édition 2026 sera la 42e de l’histoire. Pas mal, pour un événement qui n’était censé être qu’une curiosité importée des États-Unis.
Le titre de « King of Paris », une affaire sérieuse
Ici, gagner ne suffit pas toujours à impressionner. Décrocher le titre de « King of Paris » reste une autre paire de manches. Sur les 26 pilotes couronnés depuis 1984, 17 ont aussi été champions des États-Unis. Preuve que l’épreuve n’a jamais été une simple étape de confort dans le calendrier. Les Américains trustent le palmarès avec 26 titres, loin devant les Français, qui en comptent tout de même 10, à commencer par Jean-Michel Bayle, sacré trois fois d’affilée dès 1987. Côté motos, Honda écrase tout le monde avec 17 titres au compteur.
Un show qui déborde largement de la piste
Sur le circuit, deux catégories s’affrontent : les SX2 (250 cm³) et la catégorie reine, les SX1 (450 cm³). Les courses sprint alternent avec des démonstrations freestyle. Mais le vrai plus, c’est tout ce qu’il y a autour. On peut rencontrer les pilotes, discuter avec eux. On peut aussi faire un tour du côté des marques venues présenter leurs derniers modèles. C’est probablement cette formule, plus que la seule performance sportive, qui explique le succès de l’événement. Un sport venu tout droit des États-Unis a fini par trouver, Comment Paris est devenue la capitale du Supercross , son meilleur pied-à-terre.




















