Le 6 juin dernier, deux équipes du Département sont montées sur les terrains de Colombes pour l’Empower Cup, un tournoi de foot 100% féminin réservé aux entreprises. Rien qu’une journée en apparence, mais qui résume assez bien où en sont les Hauts-de-Seine sur la question du sport féminin.
Une belle ambiance, avant tout
Les agentes du Département avaient formé deux équipes pour l’occasion, entourées de leurs supporters venus les encourager. Les joueuses son reparties avec le prix du « Manita Spirit ». Un prix qui ne récompense pas la meilleure équipe sur le terrain, mais celle qui a le mieux incarné l’esprit du tournoi : bonne humeur, fair-play, esprit collectif.
Des chiffres qui bougent, mais lentement
Cet événement n’a rien d’un coup isolé. Il s’inscrit dans « Femmes des Hauts-de-Seine », un programme lancé en mars 2023 par Camille Bedin, l’élue en charge de l’égalité femmes-hommes au Département. Depuis, environ 22,6 millions d’euros ont été injectés dans cette politique, dont près de 3 millions rien que pour le sport féminin sur 2024-2025.
Et il faut dire que les lignes bougent, doucement mais sûrement. En 2025, 61% des femmes déclarent pratiquer une activité sportive régulière. L’écart avec les hommes, qui était de six points en 2018, est tombé à un seul point aujourd’hui. Les licences féminines pèsent désormais 39% du total. Cependant, tout n’est pas gagné car dès la troisième, une collégienne sur trois raccroche complètement le sport en dehors des cours d’EPS. Un chiffre qui laisse une note amère.
Des collèges jusqu’aux compétitions pro
Sur le terrain, le Département joue sur plusieurs tableaux. Côté jeunes, Vacan’Sports a accueilli 12 890 filles en 2025, soit 41% des participants au dispositif. Dans les collèges, les licences UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire) restent majoritairement masculines, mais la part des filles grimpe petit à petit, à 42% cette année.
Côté haut niveau, trois clubs se partagent l’essentiel du soutien : Paris 92 en handball, le CAM 92 en hockey sur gazon, et les Mariannes 92 en volley, avec 1,6 million d’euros de subventions à eux trois. Une quinzaine d’athlètes féminines de haut niveau touchent aussi une bourse individuelle chaque année.
Tant de projets et de mises en œuvre qui pointent vers le même objectif : faire en sorte que le sport féminin dans les Hauts-de-Seine ne soit plus un sujet à part, mais une priorité.



























