À Pontoise, la maire Stéphanie Von Euw (LR) revient sur son attachement personnel au tennis, une passion née dès l’enfance qu’elle continue de pratiquer aujourd’hui. Elle détaille également les actions menées par la municipalité pour développer l’accès à la discipline, alors que le tennis doit se réinventer face aux nouvelles attentes des jeunes générations.
D’où vous vient votre attachement au tennis et que vous apporte encore aujourd’hui sa pratique ?
J’ai commencé très jeune, à l’âge de six ans, presque par hasard. J’ai immédiatement accroché et je n’ai, depuis, quasiment jamais arrêté. Aujourd’hui encore, le tennis représente pour moi un véritable équilibre. Il permet de se libérer, de prendre du recul et de retrouver la concentration nécessaire pour exercer des responsabilités exigeantes.
Le tennis est réputé pour son exigence physique et mentale. Quelles valeurs transmet-il selon vous ?
C’est un sport qui enseigne avant tout la persévérance et la maîtrise de soi. Rien n’y est jamais acquis : un match peut basculer à tout moment. Il faut rester concentré, ne jamais relâcher ses efforts. C’est aussi un sport de précision, qui demande une grande rigueur technique.
Face à la progression de la sédentarité, notamment chez les jeunes, en quoi le tennis peut-il constituer un levier efficace ?
Le tennis a l’avantage de combiner plusieurs dimensions : physique, technique et ludique. On y apprend rapidement à ressentir du plaisir, à progresser et à se dépasser, à la fois contre soi-même et face à un adversaire. Cet aspect ludique est essentiel pour donner envie de pratiquer durablement.
Quels freins identifiez-vous à l’accès des jeunes à cette discipline ?
Le tennis doit sans doute évoluer pour s’adapter aux modes de vie actuels. La durée des matchs, parfois longue et imprévisible, peut constituer un obstacle. Les jeunes recherchent davantage de formats courts et dynamiques. Le succès du padel illustre bien cette attente : simplicité, rapidité et accessibilité. Le tennis gagnerait à s’inspirer de ces évolutions, sans renier son identité.
Quelles actions la ville de Pontoise met-elle en place pour développer sa pratique ?
Nous avons d’abord investi dans des infrastructures attractives. Le complexe a été entièrement rénové et déplacé en bord d’Oise, offrant un cadre particulièrement qualitatif. Il dispose notamment de six courts en terre battue et de deux en green set, ce qui permet de s’adresser à tous les publics.
Par ailleurs, deux terrains de padel ont été aménagés, avec un succès immédiat. Enfin, nous encourageons les clubs à intervenir directement dans les écoles afin de faire découvrir ces disciplines aux plus jeunes et lever les éventuels freins à l’inscription.
Le tennis contribue-t-il, selon vous, au lien social ?
Indéniablement. Au-delà de la pratique sportive, il existe une véritable vie de club, faite d’échanges, de rencontres et de moments partagés. Le tennis favorise à la fois la santé physique et mentale, tout en luttant contre l’isolement et en renforçant les liens intergénérationnels.
La médiatisation des grands tournois suffit-elle à susciter des vocations ?
Elle est indispensable, mais insuffisante. L’engouement naît aussi de figures emblématiques. Aujourd’hui, l’absence de joueurs ou joueuses français au sommet du classement mondial se fait ressentir. Cela interroge sur la détection et la formation des talents. Nous disposons pourtant d’infrastructures de qualité sur l’ensemble du territoire. Il est nécessaire de repenser certains aspects pour relancer la dynamique.
Une figure du tennis vous a-t-elle particulièrement marquée ?
Steffi Graf a été une source d’inspiration majeure pour moi. J’admirais son jeu, sa mobilité et sa puissance. En toute modestie, j’ai d’ailleurs développé un style assez proche du sien, avec un revers coupé et un coup droit offensif. Elle a profondément marqué mon rapport à ce sport.
































