Pour sa 13e édition, le Tournoi 7 de Cœur réunira les 27 et 28 juin 2026 au Stade de Porchefontaine à Versailles des équipes de rugby à 7 venues de toute la France. Plus qu’une compétition sportive, l’événement défend une conviction forte : le rugby peut aussi être un formidable outil de solidarité et contribuer à changer des vies. Ambassadeur du tournoi, Henry Chavancy revient sur son engagement et les valeurs qui l’animent.
Vous avez construit l’ensemble de votre carrière autour du Racing 92 et du rugby à XV. Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir ambassadeur du tournoi 7 de Cœur, un événement consacré au rugby à 7 ?
C’est avant tout un événement qui m’a touché personnellement. J’ai eu l’occasion de le découvrir, notamment parce que mon petit frère y participait. Le tournoi 7 de Cœur porte un message qui me correspond : celui du partage, de la solidarité et de l’engagement. Le côté caritatif m’a également beaucoup séduit.
Le tournoi 7 de Cœur défend des valeurs de solidarité et d’inclusion. Qu’est-ce qui vous a particulièrement marqué dans ce projet ?
Je trouve remarquable de voir un événement sportif mobiliser autant de personnes au service d’une cause. Le rugby est un sport qui véhicule naturellement des valeurs de solidarité, de respect et d’entraide. Associer ces principes à un projet caritatif donne une dimension encore plus forte au tournoi.
Vous avez connu le très haut niveau, les grands stades et les compétitions professionnelles. Que retrouvez-vous dans l’esprit du 7 de Cœur que le rugby professionnel peut parfois perdre ?
Je retrouve avant tout le plaisir du jeu et le partage. Dans le rugby professionnel, la recherche du résultat prend parfois beaucoup de place. Ici, l’essentiel est de vivre un moment collectif, de créer du lien et de transmettre une passion. C’est une approche très rafraîchissante, qui revient finalement à l’essence même du rugby.
En tant qu’ambassadeur, quel rôle souhaitez-vous jouer auprès des participants et du public ?
Mon objectif est d’aider à faire vivre cette dimension caritative. Le tournoi organise notamment une vente aux enchères afin de récolter des fonds pour les associations. J’essaie de contribuer en mobilisant mon réseau, en réunissant des maillots ou des objets qui peuvent être mis en vente, et surtout en faisant connaître l’événement. Aujourd’hui, avec plus de disponibilité depuis la fin de ma carrière, je souhaite être le plus présent possible.
Votre carrière est souvent associée à la fidélité, au collectif et à l’attachement au club. En quoi cet engagement auprès du 7 de Cœur fait-il écho à votre parcours de joueur ?
Je ne sais pas si le lien est direct, mais il existe une vraie notion de fidélité. Les organisateurs du tournoi donnent énormément de leur temps, de leur énergie et de leur engagement pour soutenir les associations. C’est un projet construit sur des valeurs humaines fortes, qui rejoignent celles que j’ai toujours retrouvées dans le rugby.
Le rugby à 7 possède une approche différente du rugby à XV, avec davantage d’espace, de rythme et de proximité entre les joueurs. Est-ce une nouvelle façon pour vous de vivre votre passion du rugby après votre carrière professionnelle ?
Bien sûr. Les règles sont différentes, mais l’esprit reste le même. Le rugby à 7 est un sport spectaculaire, très dynamique, avec beaucoup d’intensité et peu de temps morts. Il permet aussi de rendre le rugby accessible au plus grand nombre, car on peut y jouer dans beaucoup de contextes. C’est une discipline à part entière qui mérite d’être mise en avant.
Si vous deviez convaincre quelqu’un qui ne connaît pas encore le tournoi 7 de Cœur de venir, que lui diriez-vous ?
Je lui dirais qu’il va vivre bien plus qu’un simple tournoi sportif. C’est un événement convivial, accessible, où l’on partage un moment autour du rugby tout en soutenant une belle cause. Tout le monde a intérêt à venir découvrir l’ambiance du 7 de Cœur à Versailles.
Après plus de vingt ans consacrés au rugby de compétition, cet engagement marque-t-il une nouvelle manière pour vous de rester connecté à ce sport ?
Oui, forcément. Le rugby m’a énormément apporté, donc c’est naturel pour moi d’essayer de redonner à mon tour. Si je peux contribuer, même modestement, au développement de ce tournoi et aider les associations soutenues, je le ferai avec plaisir. Avec l’arrêt de ma carrière, j’ai aussi davantage de temps pour m’investir dans ce type de projets.


































