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Coupe de France 2018 : Le résumé de la finale hommes

Julien Crosnier

Après six finales perdues, Tourcoing est parvenu à décrocher la première Coupe de France de volley de son histoire, au terme d’une finale renversante face à Chaumont (19-25, 24-26, 25-22, 25-20, 15-12). Un exploit pour une formation nordiste qui retrouve l’élite cette saison et jouera l’Europe la prochaine.

 

La malédiction est vaincue ! Après six finales de Coupe de France perdues et trois en Championnat, Tourcoing a enfin décroché le grand titre national en renversant le champion de France, Chaumont, au terme d’une finale intense. Sans doute un peu stressés par l’enjeu et par ce contexte de finales perdues, les hommes d’Igor Juricic, sans mal jouer, ne sont pourtant pas passés loin d’une nouvelle défaite, concédant les deux premiers sets (19-25, 24-26). Mais en face, même menés de deux manches, le TLM n’a jamais courbé l’échine et l’entrée de Thibaut Thoral a fait le plus grand bien à son équipe qui a peu à peu pris l’ascendant sur son adversaire.

Chaumont ne trouvait plus la solution en attaque, à l’image de Stephen Boyer, limité à 13 points (36% en attaque). Porté par Thibaut Thoral(10 points, à 9/11 en attaque) et le pointu colombien Ronald Jimenez (36 points, 33/56 en attaque), le TLM a repris un set (25-22) puis deux (25-20), avant de remporter le tie-break (15-12). Moins d’un an après sa montée en Ligue A, Tourcoing est donc le nouveau détenteur de la Coupe de France, ce qui lui permettra de jouer la Coupe de la CEV la saison prochaine, une progression à vitesse grand V qui pourrait se poursuivre lors des playoffs du Championnat…

Igor Juricic, Entraîneur de Tourcoing :

« Je n’ai pas eu peur de perdre, j’ai eu peur qu’on se fasse surprendre par l’événement. Avec les joueurs, on avait beaucoup discuté sur cette approche mentale. Chaumont a bien démarré le match tactiquement, nous a mis en difficulté avec un bon service. Nous, on a souffert, mais au fur et à mesure, on a stabilisé la réception, surtout après l’entrée de Thibaut Thoral, on a stabilisé aussi le service, ce qui nous a permis de rivaliser. Et on a bien démarré le cinquième set, ce qui nous a permis de rester en tête. C’est la victoire d’un groupe qui écrit son histoire, on a gagné la Ligue B la saison dernière, beaucoup de joueurs sont restés ».

Julien Lemay, Libero de Tourcoing :

« Je ne réalise pas encore, nous avons été un peu pris par l’enjeu au début, on s’en doutait parce qu’on avait moins d’expérience qu’eux qui ont fait des gros matchs cette année en Ligue des champions, mais on n’a pas paniqué. On est rentrés peut à petit dans le jeu, Thibaut (Thoral) a fait une entrée magnifique, on s’est mis dans notre bulle progressivement et on les a fait déjouer, et après, on a réalisé qu’on allait peut-être gagner quand on a lancé le dernier service. On ne s’est pas posé de questions, en vivant à chaque fois le point d’après. C’est une victoire d’équipe, au mental, parce qu’on restait sur quatre défaites consécutives en Championnat, on a quand même réussi à renverser le champion de France. On ne pourra plus dire que Tourcoing perd, Tourcoing a gagné, Tourcoing est européen ».

Thibaut Thoral, Réceptionneur-attaquant de Tourcoing :

« Les planètes se sont alignées ce soir pour moi, j’ai fait un bon match et on sort avec la victoire, on ne pouvait pas rêver mieux comme scénario de match. On a vraiment fait un très bon match collectivement, on a joué une finale comme il faut la jouer, en ne lâchant rien, c’est la première victoire du club, ça va booster le club ».

Silvano Prandi, Entraîneur de Chaumont :

« Ce soir, la grande différence, c’est notre attaque qui a progressivement baissé de niveau. Le volley, c’est service/attaque, notre attaque a été mauvaise, avec beaucoup de joueurs qui ont progressivement baissé, on n’a pas mis les ballons sur les ailes, la conséquence, c’est qu’on a perdu ».

Jonas Aguenier, Central de Chaumont :

« J’ai l’impression qu’on était cuits, que c’était trop dur. Ils jouaient bien, ils défendaient tout avec beaucoup de réussite, on se sentait franchement impuissants, la moindre attaque, il fallait qu’on la fasse trois fois avant de marquer le point, on n’était plus lucides sur les choses qu’on fait normalement, on n’a pas réussi à bloquer non plus, en bloc/def, on n’y arrivait pas, c’est impossible de gagner dans ces conditions ».

La rédaction

 

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